Un nouveau scalpotest à l'occasion de la fête du travail.
Un nouveau scalpotest à l'occasion de la fête du travail.
Le dernier numéro de Franc-Tireur, bulletin d'information du SRA (Solidarité Résistance Antifasciste) est en ligne
http://solidarite.samizdat.net/spip.php?article262
Editorial : Des fascistes dans les facs, des antifascistes au tribunal
En une semaine, deux centres de l'université Paris 1 (Sorbonne et Panthéon), ont reçu à plusieurs reprises la visite d’un groupe d’une dizaine de personnes armées se réclamant du GUD et diffusant
leur nauséabonde propagande(1).
Du gaz lacrymogène a été échangé à une occasion, des affrontements plus violents ont eu lieu plus récemment, occasionnant des blessés des deux côtés.
Plusieurs étudiants de Paris 1 ont été blessés (nez cassés et autres plaies et contusions) lors de cette échauffourée. Très vite, une quarantaine de personnes s’est rassemblée devant
l’université. Les forces de police en ont alors très rapidement encerclé une partie pour procéder à un contrôle d’identité tandis que les portes du Panthéon se refermaient opportunément dans leur
dos, pour "mieux assurer la sécurité des usagers".
Au final plusieurs militants antifascistes ont été placés en garde à vue pendant 72 heures au commissariat du 5ème arrondissement. Bénéficiant rapidement d'un fort soutien extérieur, ils ont
toutefois été déférés devant le juge des libertés et de la détention à la fin de leur garde à vue.
Ils passeront en procès les 2 et 8 juin 2010 au Palais de justice de Paris. Le SRA appelle à une mobilisation les jours des procès et à soutenir les militants antifascistes inculpés avant et
pendant les procès.
Les camarades parisiens ne sont pas les seuls à devoir se confronter aux fachos de tout poil puisque ne nombreux antifascistes, syndicalistes, militants ont été blessés ou victimes d'agressions à
Lyon, Chauny, Agen, Besançon etc. Face à cette montée de l'extrême droite la résistance s'organise : plus de 500 personnes à la manifestation de Chauny le 27 mars dernier, plus de 3000 personnes
à celle de Lyon le 10 avril pour affirmer leur refus de l'extrême droite.
Enfin le 9 mai 2010 s'organise une véritable riposte sociale antifasciste(2) afin de lutter contre la lepénisation des esprits et de renvoyer le fascisme dans les poubelles de l'histoire. Cette
marche antifasciste unitaire qui s'inscrit dans une tradition internationaliste sera précédée la veille d'un débat sur le thème "Combattre l’extreme droite sur terrain social : Pourquoi ? Comment
?" au salon du livre libertaire.
(1) Voir les articles de Reflex(es) :
- Groupe Union Défense (GUD) http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article372
- Elections aux CROUS 2010 : La droite universitaire à la croisée des chemins http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article449
(2) http://9mai.samizdat.net
Dans ce numéro
- A Chauny comme ailleurs, le fascisme ne passera pas
- Lyon : riposte antifasciste aux attaques de l'extrême droite
- Pour un 9 mai antifasciste (http://9mai.samizdat.net)
- Campagne de solidarité avec les antifascistes russes (http://antifasrusses.samizdat.net)
- Besançon : criminalisation des antifascistes (http://scalpbesak.wordpress.com/)
- Agen : situation difficile pour les antifascistes
http://solidarite.samizdat.net/spip.php?article262
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http://solidarite.samizdat.net/IMG/pdf/FT24-avril2010.pdf
A l’entrée de la fac de Saint Denis (Paris VIII), un local abandonné a été récupéré par des étudiant-e-s et des individu-e-s le 6 avril dernier. Cette ancienne cafétéria, désertée depuis plusieurs années, a été transformée en espace autogéré, à destination de tous et de toutes. De nombreuses initiatives ont déjà été mises en place (atelier peinture, concerts, projections, cours libres, cantine autogéré…) et de nombreuses idées étaient en projet, parmi lesquelles l’ouverture d’un infokiosk et d’un magasin gratuit…
Malheureusement, cet espace d’échanges, de gratuité, de solidarités et de luttes détonne à l’heure où les facs ne sont plus que de simples espaces de circulation et de consommation de cours, et dans lequel tout projet doit être étroitement encadré par la direction. Le lieu fut donc cadenassé à la veille des vacances, et les portes extérieures soudées, mettant temporairement un terme à l’occupation.
La logique est claire : mieux vaut à Paris VIII un lieu abandonné, inutile, qu’un lieu fait par et pour tous.
A sa création, cette université, baptisée alors « université de Vincennes » , était pourtant censée être un lieu expérimental et alternatif. D’expérimental, il ne reste qu’une exposition sur « l’esprit de Vincennes » et l’histoire de l’université… Cette exposition, située en face du lieu récupéré, souligne un peu plus que pour la direction, les pratiques alternatives à Paris VIII ne sont plus admises qu’en photo.
Dans une vidéo appellant à la manifestation d'extrême droite du 9 mai, les fafs ont cru bon d'utiliser des images de luttes sociales... Sud-Rail et la CGT Continental Clairoix, dont les luttes figurent sur cette vidéo, ont écrit un communiqué commun pour balayer cette tentative de récupération, et, appellant à la manifestation antifasciste, ont rappellé aux fachos que nos luttes et leurs obsessions sont définitivement antagonistes !
No pasaran !
Voir le communiqué sur le site de solidaire
Fédération des syndicats SUD-Rail
Syndicat CGT Continental Clairoix
Nos grèves et manifestations ne sont pas récupérables par les fascistes !
Des groupes d’extrême-droite diffusent sur Internet une vidéo d’appel à une de leur initiative raciste et fasciste, utilisant de nombreuses images de manifestations
sociales, notamment de cheminots et des Continental.
Cette manipulation montre que l’extrême-droite recherche un alibi « social » à ses manoeuvres démagogiques et dangereuses.
Dans le même temps, ces groupes multiplient les agressions racistes, les attaques envers des militants du mouvement social. La banalisation du racisme dans le discours d’une droite décomplexée,
les dérapages verbaux d’élus ou de leaders politiques ont remis en selle et légitimé une mouvance politique que certains croyaient au bord du gouffre mais qui aujourd’hui s’exprime avec plus de
virulence encore dans le discours comme dans les actes. Les dérapages racistes se succèdent, la traque des sans papiers s’intensifie et les pressions s’accentuent afin de criminaliser la
solidarité. Il faut dénoncer la lepénisation des esprits et l’offensive patronale contre le mouvement social, qui font toutes deux le lit du fascisme.
La crise sociale offre un terreau propice aux tenants du « chacun pour soi », aux replis communautaires et identitaires. L’extrême droite a toujours prospéré sur la misère et le chômage de masse.
Les plans de licenciements qui se succèdent, les délocalisations lui offrent un contexte fertile. Les classes populaires payent encore et toujours l’addition des crises financières et
capitalistes.
Lutter contre les offensives patronales, contre la casse des acquis sociaux (retraites, sécurité sociale), c’est aussi lutter contre l’extrême droite. Tout comme lutter aux côtés des franges les
plus précaires du prolétariat : les travailleur/ses sans papiers, les chômeurs/ses, les salarié-e-s menacé-e-s de licenciement…
Luttons tous ensemble pour que demain ne soit pas pire qu’aujourd’hui !
Nos grèves et manifestations n’ont rien de commun avec ceux qui distillent la haine, la division, le culte du chef, le rejet des droits de l’Homme, …
Ensemble, et avec d’autres forces syndicales, associatives, politiques, nous participerons à la manifestation antifasciste, le 9 mai à Paris.
13 avril 2010