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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 22:19
Mercredi 1er Juillet 2009, trois antifascistes comparaissaient devant le Tribunal Correctionnel de Paris pour des faits remontant au mois de mai dernier.



La procédure a duré 8 mois et son contenu témoigne de l'acharnement judiciaire et policier à l'encontre de ces trois militants: plus de 500 pages de dossier, utilisation d'un arsenal technique digne des « Experts » (accès aux SMS, localisation des personnes à l'aide de leur téléphone portable, analyses ADN...), gardes à vue systématiques, pressions et humiliations en tout genre.

Le jour du procès, le moins que l'on puisse dire était que la confusion régnait, puisque la juge dût à plusieurs reprises noter des erreurs, de dates notamment, au sein du dossier. Si l'on ajoute à cela la présence massive dans la salle d'audience et aux abords du tribunal d'antifascistes solidaires de leurs camarades inculpés et les amendes symboliques qui furent infligées à l'issu du verdict, on pourrait presque se réjouir du bilan de cette journée. L'Etat, en procédant à un montage policier autour d'une affaire mineure (des graffitis sur la façade d'une salle accueillant un meeting d'un groupuscule néo-fasciste), a paradoxalement suscité une réaction solidaire et déterminée ... mais nous ne pouvons nier que depuis deux ans déjà ces procédures se généralisent, s'intensifient, à l'encontre des militants, radicaux ou non, et tendent à devenir des dispositifs généraux de maintien de l'ordre social. Il ne s'agit donc pas d'un simple objectif de « criminalisation des luttes », mais bien de l'instauration d'un mode de gestion sécuritaire global à l'encontre de toutes et tous, militants ou non.

Nous tenons à remercier chaleureusement les personnes présentes lors de l'audience et toutes celles qui ont témoigné leur solidarité suite à cette affaire.

Ni prisons ni répression n'arrêteront nos rebellions!

SCALP-REFLEX

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