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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 08:22

Aujourd’hui à Moscou, on attendait le verdict dans le procès fait à un antifa, Olesinov, jugé deux fois pour la même affaire, une première fois au tribunal administratif, et une deuxième fois, pour les mêmes faits, pour « hooliganisme ».

Arrêté pour une embrouille devant un club, ce militant de la scène antifasciste de Moscou est en prison depuis le 6 novembre 2008 ; ce qui lui est reproché, ça n’est pas tant la bagarre qui a suivi l’embrouille devant le club, mais son activité militante d’antifasciste radical, qui n’hésite pas à aller au contact des néo-nazis dans la rue. Bien plus que les faits qui ont permis aux flics de l’arrêter, c’est son activisme qu’on lui reproche et qui ont permis au procureur de construire cette affaire. Le verdict devait être rendu la semaine dernière, puis il a été finalement reporté dans un premier temps… au lundi 20 avril, jour-anniversaire de la naissance de Hitler et journée de prédilection pour les fachos en Russie. Le juge s’est rendu à l’évidence et a finalement reporté le verdict à aujourd’hui.

Pas de justice

Dans la station de métro, une vingtaine de flics anti-émeute, un casque et une matraque dans les mains, nous attendent : en haut des escalators, même chose. L’armement est léger, idem pour la protection, mais on sent qu’ici, les flics ne sont pas forcément là pour le maintien de l’ordre.
Devant le tribunal, nous retrouvons une trentaine d’antifas, et au fur et à mesure que le temps passe, la foule devient plus dense. Certains ont le visage masqué (deux civils, qui ne sont d’ailleurs pas des flics, nous apprend-on, filment sans discontinuer).
Après une demi-heure de tractations, en vain, seuls les journalistes accrédités et quelques représentants d’organisations de défense des droits de l’homme peuvent passer le barrage pour assister à cette audition pourtant publique. Les deux flics qui nous barrent le passage ironisent sur notre ignorance du Russe et concluent par un « Seulement pour les Russes » très compréhensible.
Bilan, seule une dizaine de personnes peuvent pénétrer dans le tribunal, et seulement 3 ou 4 dans la salle, emmenées par l’avocat d’Olesinov, celui qui, au pied levé, a accepté de remplacer Stanislav Markelov, assassiné en janvier dernier à Moscou.

Au bout du compte, nous apprenons que Olesinov a été condamné à un an de prison ; avec ce qu’il a déjà purgé en préventive, il lui reste deux mois à faire. « On s’attendait à bien pire ! » nous disent les copains soulagés. Certes, le procureur avait requis 5 ans… « Pourtant », conclut une copine, « s’il a été jugé coupable, pourquoi la peine est-elle si réduite, et s’il est innocent, alors pourquoi le condamner ? »
Une fois la première réaction de soulagement passée, tout le monde s’organise : pas question de laisser passer le verdict et le maintien en détention d’Olesinov sans rien faire. Un rendez-vous est donné, le soir, à une station de métro.

La police


Nous sommes à l’heure dite à la station de métro, et petit à petit, les antifas arrivent, par petits groupes, plus ou moins visibles. Au bout d’une demi-heure, nous sommes déjà plus d’une centaine. Puis arrivent les consignes, nous sautons dans un métro, descendons quelques stations plus loin, sommes rejoints par une autre centaine d’antifas, et sortons du métro. La plupart sont masqués, car les caméras sont là, et aux endroits stratégiques, certains restent pour orienter les petits groupes.
À peine sortis du métro, dans le froid et la nuit, les antifas déplient les banderoles, sortent les fumigènes… Les slogans fusent, le cortège se met en route : « No Pasaran ! Antifa ! Le fascisme ne passera pas ! Liberté pour Olesinov ! » Le cortège avance au pas de course, se fraye un passage sur la chaussée, stoppant les voitures qui roulent normalement à une allure folle : l’effet est saisissant, plein de force et de rage. Les premiers flics regardent la manif sauvage bouche bée, mais pas longtemps.




























En effet, au bout de quelques minutes, alors que le cortège fait demi-tour, les bagnoles de flics arrivent à grand renfort de crissements de pneus. Nous sommes dépassés par une voiture banalisée d’où sortent des civils, qui ne sont probablement pas de la police, d’après ce qu’on nous explique… Et ces mêmes types, l’allure athlétique, le cheveu ras et a priori sans armes, se mettent à chasser la queue de la manif, poussant le cortège à obliquer dans une rue moins fréquentée. Ils attrapent même l’un des antifas, que les autres viennent libérer, mais réitèrent plusieurs fois leurs attaques hyper rapides contre le cortège. Et puis, tout s’enchaîne très vite : pas question de maintien de l’ordre, de discussion, d’atermoiement, pas de gaz lacrymos, pas de sommation. Les voitures de flics arrivent les unes après les autres, et le cortège se fait charger. Un car de flics est arrivé à la rescousse. Les manifestants qui ne se sont pas faits attraper et tabasser à la première charge s’éclatent dans les rues adjacentes, s’enfuient dans les cours des immeubles…
Pendant ce temps-là, nous voyons arriver deux autres cars de flics, puis ensuite trois énormes camions d’OMON en camouflage urbain… À partir de ce moment-là, la chasse commence : en plus des 35 arrêtés et détenus depuis maintenant plus de deux heures au commissariat, il semblerait qu’au moins autant se soit fait attraper dans les cours d’immeubles et tabasser loin des regards. Les gens qui restent aux alentours doivent montrer leur passeport et expliquer leur présence dans le quartier aux OMON qui semblent prêts à embarquer tout ce qui bouge.
Il faut alors activer les avocats, s’enquérir des uns et des autres… À l’heure qu’il est, tout semble être encore très chaotique, et on ne sait même pas si tout le monde va bien : une chose semble sûre, c’est que les antifas, qui représentent une force d’opposition au gouvernement, se sont vus dénier ce soir très clairement, et avec la plus grande brutalité, tout droit d’expression et de manifestation à Moscou.

Tina, SCALP-REFLEX à Moscou

Aujourd’hui, deux jours après la manif, certains antifas sont encore dans les mains de la police : normalement, dans ce genre de situation, les flics ne peuvent retenir des interpellés que quelques heures, sans faire de prise d’empreintes ni de photos, mais bien souvent, ce cadre (pas bien fixé) n’est pas respecté. Quoi qu’il en soit, il est question deux jours après la manif de militants toujours détenus, et de certains qui vont passer en procès aujourd’hui.
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 20:20
Weekend antifasciste
Hommage à la résistance


A l'heure où la crise économique risque d'engendrer une poussée de l'extrême droite partout en Europe, à une période où les acquis sociaux du Conseil National de la Résistance sont sans cesse attaqués par le gouvernement, où toute forme de résistance sociale est criminalisée, nous souhaitons rendre hommage à ceux qui ont lutté avant nous pour renverser ce système qui a été le terreau du fascisme.

Notre combat ne date pas d'hier! Nous avons de la mémoire, montrons le!

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 14:20

RASSEMBLEMENT

Jeudi 9 avril, de 18 h à 19 h

en face de la direction de l’Administration pénitentiaire,
carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard
(Paris 4e - métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).

Collectif "Ne laissons pas faire !"

 

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 13:25
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 21:36

Ceci est un bref compte-rendu de la manifestation d'hier... l'analyse politique, les grincements de dents et notre bilan pour ce contre-sommet viendront par la suite.

 

 

 

 

 


En route vers l'Ile Mystérieuse



Le Réseau No Pasaran, après discussion hier au Village Anti-OTAN avec les autres organisations libertaires présentes, décide d'accepter le principe d'un cortège libertaire avec Alternative Libertaire et le Fédération Anarchiste. Nous participons donc à la manifestation de l'après-midi alors que de nombreux blocages ont eu lieu le matin même, perturbant significativement les déplacements de certaines délégations.


La manifestation de l'après-midi ne nous a jamais inspiré un optimisme débordant quant à sa portée, sa lisibilité et sa visibilité politique. A vrai dire, le tracé annoncé à peine deux jours auparavant par la Préfecture n'avait rien à voir avec celui proposé par la Collectif Anti-OTAN. En gros, on nous cantonne à la frontière allemande, sur une île reliée par trois ponts, à déambuler au beau milieu d'une zone industrielle sinistre, le tout avec, comme c'est devenu une habitude depuis le début de la semaine, un dispositif militaro-policier débordant.

Les propositions de « détournement de cortège » ou même d'actions visant à perturber le dispositif policier nous ont paru plutôt ahurissantes, vu le nombre de keufs au mètre carré qui se massaient déjà la veille aux abords du trajet de la manif.


Quoique...

Photo Daniel


Avant d'arriver sur l'île, nous croisons un certain nombre de personnes blessées, avant le Pont Vauban dont l'accès est ouvert. Les capsules lacrymogènes jonchent le sol. Des petits agités harcèlent les keufs avec force caillasses pour le plus grand plaisir des caméramans et des photographes agglutinés tout autour. La situation, finalement, pourrait être plus chaotiques... mais par la suite, nous n'allons pas être déçus.


Le jeu du chat et de la souris (avec un surplus de chats tout de même)


La manifestation doit rejoindre une espèce de grande esplanade grossièrement gravillonnée, cerclée de stands de merguez, avec une scène pour les prises de parole et du rock allemand probablement anticapitaliste. Bref, une curieuse ambiance Fête de l'Huma pour drapeaux arc-en-ciel, avec un nombre impressionnant de personnes lookées en noir-capuche-casquette-foulard. C'est pendant ce temps-là que crament l'Hôtel Ibis et le vieux poste de douane, images qui seront diffusées jusqu'à la nausée sur toutes les chaînes françaises. Des capsules de lacrymo, envoyées par paquet de 5, retombent sur l'esplanade, avant un gazage massif et désordonné. Sur scène, les socio-démocrates de tous pays déblatèrent d'insignifiantes banalités alors que les manifestants se massent à l'opposé, histoire de partir en manif avant que ça ne parte en couille.


Un bien beau bordel...

Photo Article 11



La « manif » s'ébranle, si tant est qu'on peut appeler ainsi l'avancée brouillonne, entre deux murs de keufs, d'une foule carrément stressée, sous les vroum-vroum des hélicos de la police, sur une île glauquissime alors que les camarades allemands, massés à la frontière, se prennent aussi moult gaz et cannonage de flotte dans la gueule sans jamais pouvoir nous rejoindre.

Toutefois, le cortège libertaire se tient et rassemble ses quelques 200 personnes, jusqu'au moment où nous nous retrouvons bloqués dans une ruelle sinistre avec des flics à l'avant et des gendarmes mobiles à l'arrière, gazant alternativement ou simultanément, en fonction des mouvements de foule. Que tu aie chaussé ta plus belle cagoule ou bien que tu défiles multicolore pour la paix et l'amitié entre les peuples, le tarif à ce moment-là est le même: le gaz poivre est élu saveur de l'OTAN. Et il y aura du rab.

Devant nous, les plus équipés s'en vont donner la réplique aux rangs de keufs et font voler cailloux et cocktails depuis la voie ferrée.


Photo Article 11



Ce n'est qu'un combat continuons le début!


Sous la pluie de gaz, il est devient urgent de ne pas se retrouver isolés dans cette île maudite, et la route sera longue. Nous croisons, en débandade, des flashballés aux hématomes sanglants, quelques abasourdis par les grenades assourdissantes et un grand nombre de personnes les bras en l'air demandant à ce que le carton cesse.


Une longue file s'étire alors, repasse le pont et est déviée vers le Village Anti-OTAN. Les regards sont un peu amers. Les conclusions sur cette après-midi de manifestation avortée seront à tirer par la suite, car au delà du sentiment d'abattement suite à cet épisode (qui fut relativement court...), il faut nous interroger sur la portée du contre-sommet dans son ensemble et sur les différents outils à notre disposition: les blocages, les manifestations, le Village et le Centre de Convergence.


A l'heure où j'écris ce texte, rien n'est encore tout à fait fini, les harcèlements policiers font encore rage aux abords du Village et la ville de Strasbourg va mettre quelques jours à se vider de l'occupation militaro-policière dont elle fait l'objet. Pour plus d'infos: le site AntiRepression Strasbourg ainsi que l'Indymedia des Deux Rives


Belle de Fontenay pour le SCALP-REFLEX


A noter, le très bon récit effectué par les copains d'Article 11, dont j'ai honteusement pompé une partie des photos ici même.


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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 12:07


Texte écrit depuis le Centre de Convergence Molodoï






C'est un grand classique des contre-sommets et de toutes les manifestations « attendues » dans les médias, et nous ne nous étonnons pas le moins du monde: les journalistes ici et là, des manifs anti-G20 de Londres au contre-sommet de Strasbourg face à l'OTAN, seront dans leur immense majorité les banales crapules qu'ils sont en temps normal.

Servir les intérêts des puissants, c'est aussi chercher à tout prix les mêmes images, les mêmes phrases chocs, le même vide dans l'analyse...


Sommet du G20, Londres


Lorsqu'un manifestant anti-G20 se prend un coup de matraque dans le crâne, il a dans son dos un véritable mur d'objectifs photographiques. Lorsque c'est la vitrine d'une banque qui se fait défoncer, c'est au beau milieu d'une arène de journaleux enfin rassasiés. Lorsqu'un manifestant meurt entre les mains de la police, à Londres, presque rien, sinon l'hypothèse que les jets de pierre des manifestants auraient entravé la bonne coordination des médecins de la police. Pas une image, pas une vidéo...


Sommet du G20, Londres


« On veut voir les clowns! » Vraiment?


La question de la violence et de la mise en scène de la contestation est, également, de notre côté, un thème qui a nourri la réflexion et l'action. La pratique du clown-activisme, sympathique, novatrice et pour le moins efficace, a vu le jour aux alentours du contre-G8 de Gleneagles et, comme les « blacks  blocs », des « die-in » et des marches silencieuses, est devenue partie intégrante du folklore des manifestations. Toujours exubérants, prêts à tout, les clowns disent eux-même que leur pratique est faite pour révéler la véritable nature des pouvoirs en place, en le ridiculisant dans sa laideur et son absurdité. Face aux couleurs, à la joie et au bruit, le capitalisme a vraiment une sale gueule.

Nous ne comptons plus les journalistes, aux abords des manifestations, du Centre de Convergence Molodoï et du Village Anti-OTAN qui désirent « voir les clowns ». Pourtant, lorsque ceux-ci se lancent, dans la journée de mercredi, dans une Parade Solidaire contre le Cirque Sécuritaire dans les rues de Strasbourg, il y a plus de caméras de flics que des médias. Lorsque l'Armée des Clowns réalise une conférence de presse au Centre de Convergence Molodoï... pas un seul journaleux, pas une seule journaleuse. La conférence de presse sans la presse, il fallait l'inventer!



Jamais la politique que nous désirons pratiquer ne les intéressera, ce qu'ils veulent, de Londres, à Strasbourg, en passant par Athènes, Oaxaca et Copenhague, c'est du spectacle. Que les acteurs soient grimés de couleurs vives avec un nez rouge ou bien entièrement vêtus de noir avec une cagoule, n'est finalement qu'un petit détail (même si, ne nous méprenons pas, c'est sur l'image des « casseurs violents » que toute la propagande sécuritaire ici à Strasbourg est en train de se faire) . Ils sont le spectacle, nous sommes contre le spectacle.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 11:44

8h: Le soleil vient de se lever, et cela fait bien une journée entière qu'on a pas mis le nez dehors... il y a tellement de boulot ici au Centre de Convergence, et ça commence très tôt le matin. Aujourd'hui s'annonce comme une journée un peu plus chargée que la veille: une manifestation de soutien aux camarades d'Angleterre du contre-G20 de Londres (qui a vu le décès encore non-élucidé d'un manifestant entre les mains de la police hier) est organisée au départ du Village Anti-OTAN.

Il faut organiser la circulation de l'information, la legal team et un partie de la médical team, ainsi que les différents repas et les débats de la journée.

Installation d'une table de presse de la CNT.




12h: Ouverture du Centre de Convergence au public, avec repas. A l'entrée sont placés tout un tas de ressources pour les manifestants: plans du réseau, plan de la ville, fiches juridiques en trois langues et un espace pour la discussion.




15h: Démarrage d'un atelier sur le clown-activisme... avec les premières infos qui nous viennent de la manif partie du Village. Les mouvements de troupes flicardes et militaires sont incessants, les canons à eau bougent, ainsi que les compagnies de CRS. Premières infos, donc premières rumeurs, qu'il s'agit de bien vérifier, de démentir s'il faut... non non, le Village n'est pas encore attaqué au bulldozer, oui oui, il y a bien des arrestations en cours...




17h: La tension monte, les nouvelles ne sont pas bonnes... La médical team met en place un espace au cas où il faudrait réceptionner des personnes blessées.

Les brigades clowns organisent une conférence de presse au devant du Centre de Convergence... sans qu'aucun journaliste ne soit présent! (Et c'est pas une blague...)


20h: Depuis une heure, les arrestations s'accumulent, avec mise en garde à vue. De nombreux appels de personnes égarées dans les rues de Strasbourg, du Neudorf et du bois d'Illkirch nous parviennent. La soirée promet d'être longue. On compte des centaines de personnes arrêtées dans des lieux différents, suite à un éclatement de la manifestation de l'après-midi.




22h: Débat houleux sur la legal team, qui peine à se mettre en place et pour laquelle il nous faut aménager un espace sérieux pour la journée de demain. Finalement, (presque) tout s'arrange, alors que les copains et les copines sont toujours à courir dans les bois. Le Village est encerclé, il y a des blessés sur le camp (un journaliste grièvement blessé par un tir de flash-ball à la tempe, apparemment...). Très peu d'images nous parviennent, à part celles de Stras TV.


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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 08:21


Photo Creative Commons, MekToub
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 10:19

Des milliers de personnes se mobilisent depuis plusieurs jours contre les sommets du G20 et de l'Otan. Lors de ces réunions se rassemblent ceux qui prétendent résoudre une crise qu'ils ont contribué à provoquer, afin d'imposer leur nouvel ordre néo-libéral et liberticide.

Alors que l'Otan a transformé Strasbourg en camp retranché, hier après-midi, une manifestation contre la réunion du G20 à Londres a réuni 4000 personnes dans le centre d'affaires. La police l'a violemment attaquée : les manifestants ont été provoqués et chargés, près d'une centaine d'entre eux arrêtés et certains poursuivis, et un manifestant d'une trentaine années a trouvé la mort alors qu'il était encerclé par la police...

Comme on pouvait s'y attendre, la stratégie de la tension se met en place, à Londres comme à Strasbourg : terroriser la population et criminaliser la protestation, tels sont les deux lignes adoptées par les puissants pour protéger leurs intérêts. Cette violence arbitraire et l'impunité dont jouissent de fait les forces de sécurité, avec la complicité des médias de masse, illustrent une fois de plus le caractère profondémment anti-démocratique du système capitaliste et étatique.


Pour mettre en échec cette stratégie, il faut se mobiliser et s'organiser massivement, non seulement dans les jours à venir, mais au-delà, dans la construction d'une alternative révolutionnaire.

Ni intimidation, ni répression n'arrêteront nos rébellions !

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 09:17

Pour organiser la résistance face au sommet de l'OTAN, deux zones ont été mises en places et sont gérées par les militant-e-s présents à Strasbourg durant cette longue semaine de lutte. Le premier est le Village, situé en périphérie de la ville permettant d'accueillir et d'héberger plusieurs milliers de personnes (y sont également organisés des débats, des postes internet, une médical team...), le second lieu est le Centre de Convergence, situé en plein cœur de Strasbourg, dans la salle du Centre Autonome Jeune Molodoï.


Le Centre de Convergence a pour but de mettre en lien au cours de cette semaine les habitant-e-s de Strasbourg curieux d'en savoir plus et d'agir, les voyageurs arrivant par la gare central, par le tramway ou par l'autoroute. Conférences, débats, projections et repas sont organisés. Une équipe composés d'individus des groupes SCALP de Strasbourg, Nîmes et Paris coordonne et participe en permanence aux nombreuses tâches afférentes à la gestion du lieu.



11h: Après une courte nuit, des aller-retour incessants avec le Village, le fléchage du Centre de Convergence et quelques collages d'affiches, il est temps pour nous de poser les bases de l'organisation et de la gestion collective du lieu en Assemblée Générale. Nous voyons ensuite arriver les différents camions chargés de bouffe, de boissons et de matos (tables, bancs...) ainsi qu'une grosse partie de la cuisine mobile du Réseau No Pasaran. Pour assurer le repas du midi, les gens de Food Not Bombs nous prêteront main forte, merci encore!

A noter: nous récupérons pour ce repas un stock de légumes qu'une cuisine allemande du Village Anti-OTAN venait de refuser... sous prétexte qu'ils n'étaient pas certifiés bios. Hum...


13h: Le Centre de Convergence est officiellement ouvert au public, les premières tables sont installées (No Pasaran, FASTI, Le Plan B, une webradio indépendante de Toulouse et l'Info-Point permanent d'une délégation allemande). Pendant ce temps-là en ville se déroule la Parade Solidaire contre le Cirque Sécuritaire, précédée d'une action au pont de Kehl pour exiger le franchissement de la frontière par les légumes bloqués à la frontière franco-allemande!


14h: Certain-e-s d'entre nous tentent de souffler un petit peu en allant faire une sieste... mais les incessants survols d'hélicos de surveillance nous pourrissent bien ce (court) moment de répit.


16h: Arrivée d'une grosse centaine de clowns, affamés et assoiffés, de retour de la manif de l'aprem... accompagnés de nombreux manifestant-e-s, eux aussi épuisés par la déambulation: le bar ne désemplira pas jusqu'à la fermeture du Centre de Convergence. Deux conférences sont organisées: une sur l'enjeu migratoire (Albano Cordeiro et FASTI) et l'autre sur l'arsenal sécuritaire et la doctrine de la guerre révolutionnaire (Mathieu Rigouste).


23h: Après avoir mangé et maté « La Quatrième Guerre Mondiale », il est temps de nettoyer et de ranger le Modoloï pour la journée de demain qui nous attend... et qui sera placée sous le signe, un fois de plus, du clown-activisme avec un atelier grandeur nature sur la désobéissance civile.




A suivre!

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