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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 19:19
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 12:10
 ET HOP! http://greenpitre.canalblog.com/ 



Réponse à une demande

 

 

 

« M....... Barbara ASP (SR BPUBLI DGGN) a écrit :

 

Bonjour,

 

 

Travaillant pour la Revue de la gendarmerie, je me permets de vous contacter au sujet d’une demande de photos.

 

Dans le cadre du prochain dossier de la Revue (à paraître en septembre) traitant des mouvements contestataires, nous avons un article mentionnant votre association. C’est pourquoi j’aurais souhaité savoir s’il était possible d’exploiter certaines de vos photos afin d’illustrer au mieux cet article et en même temps de donner davantage de visibilité à votre mouvement.

 

Pour ce faire, vous pouvez très bien nous soummettre une série de photos de haute définition (à partir de 2MO par contre c’est le seul souci technique) avec les crédits photos à mentionner.

 

En attendant des nouvelles de votre part, je vous souhaite une bonne journée.

 

Bien cordialement,

 

ASP M......

 

barbara.........@gendarmerie.interieur.gouv.fr »

 

 

 

------------------------------------------

 

 

 

Bonjour

 

Nous côtoyons la gendarmerie régulièrement lors des actions de désobéissance de l’armée des clown, que ce soit les gendarmeries locales ou les gardes mobiles. Dans notre stratégie d’action directe non-violente il nous semble important de ne jamais confondre les êtres humains et les fonctions qu’ils occupent. Nous avons donc un rapport cordial avec les hommes et les femmes gendarmes qui se trouvent face à nous, sans jamais oublier qu’ils sont aussi une « force » de maintien de l’ordre, une force armée et une force ayant le monopole légal de la violence. Les dérives sécuritaires actuelles ne nous font pas non plus oublier que ce sont ces forces armées qui sont amenées à obéir à des ordres de plus en plus injustes, de plus en plus arbitraires. Nos actions ironiques peuvent certes vous paraître « marrantes », « rigolotes », « gentillettes », mais elles sont avant tout politiques et subversives. Et cherchent à questionner tout le monde : l’opinion publique et ceux qui semblent l’analyser (ou à la manipuler) en permanence, les matraqueurs et les matraqués, les exploiteurs et les exploités, les violents et les non-violents...

 

Nous savons que nous sommes bien « suivis », doux euphémisme lucide sur notre fichage et notre flicage quasi-permament.

 

Aussi, nous prenons avec humour votre demande d’autorisation d’exploiter nos photographies de l’armée des clowns. Vous en avez surement plus que nous. Mais peut-être que le cloisonnement entre services faits que vous n’avez pas accès à l’iconographie de la DCRI ou autres services de votre ministère de la défense.

 

Demandez-vous l’autorisation aux black-blocs quand vous illustrez un article sur « Comment provoquer l’escalade de la violence grâce à des policiers en civil ? »

 

Enfin, sachez que nous ne cherchons pas une visibilité coute que coute, d’autant moins si elle doit passer par une connivence avec la revue de la gendarmerie.

 

L’armée mondiale des clowns est insurgée, rebelle et les clowns eux-même sont ... clandestins.

 

Clandestins comme ceux qu’on n’autorise pas à rester dans nos pays occidentaux, clandestins comme les sans-voix que l’état opprime de plus en plus...

 

Contre tous ces drames quotidiens, nous avons pris le parti d’en rire, le parti de se moquer de ce sérieux, de cette rationalité qui aimerait nous rendre triste, le parti de repousser les lignes de jeux derrière les bottes de vos soldats, de franchir les grillages protégeant vos pires secrets d’Etat.

 

Alors au lieu de vouloir mettre de belles images dans votre revue sérieuse, venez faire des actions avec nous, vous verrez que l’armée des clowns a davantage d’humanité que votre ministère de la guerre. Et peut-être que l’illustre inconnu que vous croisez en allant faire vos courses ou en marchant dans la rue, est un clown en civil !

 

 

Smile is not dead !

 

 

Gros Bisous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 13:13

 
Le projet de nouvel aéroport proche de Nantes est inutile et nuisible ! L’aéroport actuel de Nantes-Atlantique suffit et suffira largement. Avec ce projet, le béton et le bitume recouvriraient environ 2000 hectares d’un bocage très préservé et détruiraient localement une cinquantaine d’exploitations agricoles. Dans le contexte mondial actuel, la poursuite du « toujours plus » - pour les mêmes - engendre plus d’inégalités, plus de destructions et plus de pollutions. Et nous met face à un danger d’une ampleur sans précédent : le changement climatique. L’aéroport de Notre Dame des Landes, s’il était construit, y contribuerait directement et de façon importante. Il doit être empêché. Il est urgent de mettre en oeuvre de nouvelles logiques écologiques, anticapitalistes et autogestionnaires !
 
Le Camp Action Climat a les objectifs suivants :
 
1/ sauver les terres agricoles menacées par le projet, en touchant plus largement le public local, mais aussi en élargissant et en médiatisant la lutte, l’aidant à se pérenniser pour modifier le rapport de forces.
 
2/ agir pour faire face à l’énorme défi auquel l’humanité est confrontée. On sait qu’un point de non-retour où le réchauffement climatique sera rapide et irréversible existe. La recherche récente indique que ce point peut être atteint en moins d’une centaine de mois (soit environ huit ans)* – si nous n’agissons pas. Il est impératif de sortir des logiques économiques et sociales dominantes, qui sont à l’origine de cet état d’urgence. Le système capitaliste et consumériste ne possède pas les ressources pour résoudre le problème qu’il a créé. Il faut construire collectivement un mouvement pour une transition juste vers une société équitable et soutenable. Pour cela, nous menons des actions locales et participons à un réseau national et international « Camp Action Climat ».
 
3/ faire progresser les pratiques d’autogestion, les modes d’action non-violente et les alternatives écologiques en apprenant ensemble, en pratiquant l’échange de savoirs et en mettant en place de nouvelles formes d’actions médiatiques et de résistances.
 
Le camp est préparé par un collectif ouvert auquel chacunE peut participer et où tout le monde peut s’exprimer, afin d’inclure autant de personnes que possible dans les décisions, prises au consensus.
 
Le camp fonctionnera de manière autogérée, avec pour principes de base : une empreinte écologique minimum, des actions à fort impact auprès de la population locale et/ou des médias, des échanges de savoirs sur les pratiques alternatives et écologiques, la mise en commun des bénéfices, la pratique du prix libre ou coûtant et le développement de réseaux. Il s’inscrira dans le cadre d’une semaine de résistance sur le site et fera suite à deux moments forts sur place : le festival « Le Plancher des Vaches » (samedi 1er août) et le pique-nique annuel des opposants au projet d’aéroport (dimanche 2 août).
 
La participation d’organisations qui souhaitent être présentes au Camp Action Climat et qui rejoignent ces principes est évidemment la bienvenue. Des moments de réunions internes aux organisations seront possibles en dehors des temps collectifs du campement. Cette implication de différents mouvements permettra à un plus large public de prendre part à celui-ci.
 

Pour participer à la préparation et au déroulement du Camp Action Climat, contactez-nous !

*Lenton, T. M., Held., H. et al. (2008) ‘Tipping elements in the Earth’s climate system’, Proceeding of the National Academy of Sciences.

 

Le site du CAMP ACTION CLIMAT

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 22:19
Mercredi 1er Juillet 2009, trois antifascistes comparaissaient devant le Tribunal Correctionnel de Paris pour des faits remontant au mois de mai dernier.



La procédure a duré 8 mois et son contenu témoigne de l'acharnement judiciaire et policier à l'encontre de ces trois militants: plus de 500 pages de dossier, utilisation d'un arsenal technique digne des « Experts » (accès aux SMS, localisation des personnes à l'aide de leur téléphone portable, analyses ADN...), gardes à vue systématiques, pressions et humiliations en tout genre.

Le jour du procès, le moins que l'on puisse dire était que la confusion régnait, puisque la juge dût à plusieurs reprises noter des erreurs, de dates notamment, au sein du dossier. Si l'on ajoute à cela la présence massive dans la salle d'audience et aux abords du tribunal d'antifascistes solidaires de leurs camarades inculpés et les amendes symboliques qui furent infligées à l'issu du verdict, on pourrait presque se réjouir du bilan de cette journée. L'Etat, en procédant à un montage policier autour d'une affaire mineure (des graffitis sur la façade d'une salle accueillant un meeting d'un groupuscule néo-fasciste), a paradoxalement suscité une réaction solidaire et déterminée ... mais nous ne pouvons nier que depuis deux ans déjà ces procédures se généralisent, s'intensifient, à l'encontre des militants, radicaux ou non, et tendent à devenir des dispositifs généraux de maintien de l'ordre social. Il ne s'agit donc pas d'un simple objectif de « criminalisation des luttes », mais bien de l'instauration d'un mode de gestion sécuritaire global à l'encontre de toutes et tous, militants ou non.

Nous tenons à remercier chaleureusement les personnes présentes lors de l'audience et toutes celles qui ont témoigné leur solidarité suite à cette affaire.

Ni prisons ni répression n'arrêteront nos rebellions!

SCALP-REFLEX
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 10:40
Contre-culture, antifascisme, reflexions, mémoire... une très bonne livraison pour ce dernier numéro de Barricata, qui vous permettra de frimer à la plage avec votre bouée rouge et noire.
(Cliquez sur l'image pour vous retrouver, comme par magie, sur le site de Barricata)



Au sommaire: Dossier La guerre en cours - Casey - La Fabrique, dix ans d’édition critique - Le point d’impact des colères - Occupations et séquestrations - USTKE - MAP - Guerre étrange dans les villes riches - Vive les enfants de Cayenne ! - Céline, Dieudonné, Faurisson, les maux pour rire - Le délitement du Front national - Week-end antifa à Paris - Graffeurs antifascistes à Bochum - Carnets de route en Russie - Loran et les Ramoneurs de menhirs - On tour avec Cartouche - Thierry Guitard et Miriana Mislov, encrés dans la rage - Dossier Euskal Herria - Prisonniers basques - Soziedad Alkoholika - Berri Txarrak - Souvenirs d’un pionerito - Nouvelles d’ici et d’ailleurs - Lectures - Zines et revues - Disques
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 10:20


• Son répertoire en dit souvent beaucoup trop sur l’entourage militant, surtout si les flics peuvent / veulent relier celui ou celle qu’ils ont dans le collimateur à une autre personne dans le but de construire une accusation de réseau soi-disant terroriste.

• Allumé ou éteint*, il active une borne à proximité de l’endroit où il se trouve… avec son propriétaire! Et les flics peuvent demander aux opérateurs une liste des appels émis ou reçus, avec, à chaque appel, l’adresse de la borne activée. Actuellement, les « services des obligations légales » de certains opérateurs se retrouvent avec 8000 requêtes policières en attente par jour ! Tout cela sera bientôt du passé, quand le ministère de l’Intérieur aura la possibilité de se brancher directement sur les réseaux de communications.

• Les SMS qu’on envoie peuvent être fort obligeamment transcrits et livrés à la police… même en cas de suspicion de délits mineurs.

• Quant aux transcriptions de communications orales, objet bien souvent de nos paranoïas, elles peuvent être effectuées sans problèmes par les flics dès lors qu’elles ne sont pas simultanées. Autrement dit, avec un ou deux jours de délai, le tour est joué ! Mais juste au cas où, la plupart des opérateurs les stockent plusieurs années… tout comme nos communications sur les lignes fixes.



* La meilleure preuve, c’est qu’une fois rallumé, il est toujours à l’heure, alors que si on lui enlève la batterie, il faut lui redonner l’heure.
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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 08:52

Le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy avait décidé de faire du nombre des gardes à vue un indicateur de réussite de la police. Comme Président de la République il a nommé une ministre qui continue d’utiliser cet indicateur insensé (cf. son discours annuel de présentation des résultats du ministère de l’Intérieur). Or c’est la police qui décide ou non de mettre une personne en garde à vue, c'est-à-dire de la mettre en prison (enfermée derrière des barreaux) dans un commissariat. La présence de l’avocat n’est que très tardive et le parquet n’intervient que pour donner son accord pour la prolongation.


Alors que le nombre des gardes à vue a augmenté de 67 % (+225 000 entre 2001 et 2007), dans le même temps le nombre des personnes condamnées n’a pas augmenté, ce qui signifie que les mises en garde à vue massives n’ont en rien amélioré le nombre des condamnations et qu’en conséquence un nombre important de Français ont été mis en garde à vue sans avoir commis la moindre infraction.


La folle progression des gardes à vue inutiles devient un simple moyen d’affichage d’une fausse efficacité pour la police, un moyen de pression humiliant pour des citoyens qui peuvent se retrouver en garde à vue pour outrage à agent de la force publique après une simple contestation mal vécue par un policier irritable.


Nous sommes tous susceptibles d’être mis en garde à vue à la moindre dénonciations calomnieuse. Il est plus que temps d’arrêter la folie des gardes à vue et d’exiger de la police qu’elle entende les personnes normalement sur convocation, ce qui devrait être la procédure normale et respectueuse des citoyens. Sans cela, d’autres drames se produiront et les Français auront, à juste raison, peur de leur police.

 

Extraits d’un texte publié sur le blog de Dominique Barella, ancien président de la formation parquet du Conseil supérieur de la magistrature, ancien président de l’Union syndicale des magistrats


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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 09:53
Paru dans Franc-Tireur Juillet 2009



À l’heure où le gouvernement se transforme en critique de mode en interdisant et sanctionnant le port de la cagoule pendant les manifestations, on doit vraiment se demander s’il est encore possible de militer dans la France sarkozyste.

La presse regorge au quotidien d’exemples de l’arbitraire du pouvoir en ce qui concerne non seulement
le « citoyen lambda » mais encore plus l’ensemble des militants politiques, syndicaux, associatifs, etc. Il semblerait bien qu’aujourd’hui ce qui relève du simple droit d’expression, de l’exercice de droits politiques et syndicaux est fortement battu en brèche par les obstacles qui y sont mis d’une manière ou d’une autre.


Il n’est qu’à voir l’augmentation « faramineuse » du nombre de gardes à vue sur l’ensemble du territoire (cf page 3) pour comprendre qu’il s’agit non seulement d’un mouvement de grande ampleur mais surtout qu’il concerne (et peut  concerner) tout un chacun, et qu’il s’agit d’un mode de sanction et de limitation des droits qui va bien au delà des cercles militants : faire une blague par sms à propos de la SNCF peut directement conduire à quelques heures de cellule... véridique malheureusement et à des interrogatoires où se révèle l’arbitraire policier.

Mais ce qui frappe surtout à chaque fois, c’est la disproportion entre les faits reprochés et leurs conséquences policières et judiciaires : la dernière « affaire » suivie par le SRA en est un bon exemple. Traîner devant la justice des militants antifascistes qui se sont opposés à la tenue d’un meeting des Identitaires après leur avoir fait subir plusieurs dizaines d’heures de garde à vue et leur reprocher d’avoir « réalisé des inscriptions n’ayant entraîné qu’un dommage léger » frôlerait le ridicule... si cela ne s’inscrivait pas dans ce contexte de répression des militants, contexte que l’on connaît depuis plusieurs années.


Le SRA rappelle que face à l’acharnement policier et judiciaire, les militants ont des droits et qu’ils doivent (pouvoir) continuer à les exercer ; aussi, il appelle largement à venir soutenir les militants antifascistes inculpés qui passeront devant la 10ème chambre le 1er juillet à 9h au palais de justice de Paris.
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 10:40

 

Le premier juillet 2009, à 9h, devant la 10ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, trois antifascistes parisiens passeront devant la justice, soupçonnés d’avoir participé en mai 2008 à des actions antifascistes contre un meeting du groupuscule néofasciste les Identitaires.

 

Les faits incriminés (des graffitis...) ne peuvent en rien expliquer l’acharnement policier et judiciaire dont ils sont victimes : perquisitions, gardes à vue prolongées, écoutes téléphoniques… L’importance des moyens policiers déployés (mobilisation d’une dizaine de fonctionnaires pendant 4 mois, technologies de repérage des téléphones portables et d’Internet, relevés d’empreintes ADN…) montre que l’essentiel est ailleurs, comme dans la répression qui s’est abattue sur certains individus mobilisés aux côtés des sans- papiers : recueillir de l’information sur les milieux politisés, donc dangereux du point de vue policier, et intimider les individus engagés pour un changement social radical.

 

Cette vague de répression s’inscrit dans une politique globale, à l’oeuvre dans tous les pays de l’Union européenne, aux Etats-Unis ou en Russie. Une politique de longue haleine à laquelle la droite comme la gauche françaises ont contribué ; une politique sécuritaire, où la moindre différence, sexuelle, culturelle, sociale ou politique, peut devenir a priori suspecte. Les lois sécuritaires qui donnent toujours plus de pouvoir aux forces de répression, l’assimilation absurde de toute lutte sociale à un terrorisme fantasmé qui sert de prétexte au renforcement d’un véritable terrorisme d’Etat, mais aussi les différentes mesures qui accroissent le pouvoir du patronat au détriment de travailleurs précarisés, toutes ces mesures ont le même but : insécuriser la population pour mieux sécuriser l’ordre social capitaliste et étatique.

 

Ce procès nous rappelle que l’antifascisme est une lutte qui se mène sur deux fronts : contre les mouvements d’extrême droite et néofascistes, mais aussi contre l’Etat qui ne s’est jamais privé d’instrumentaliser le fascisme ou d’emprunter ses techniques pour assurer la stabilité de l’ordre social. Il nous rappelle que l’Etat de droit est, aujourd’hui comme toujours, subordonné à la raison d’Etat, que les promesses du libéralisme valent moins que les intérêts du capitalisme ou la stabilité de l’ordre social et étatique, que la police l’emporte encore et toujours sur la justice.

Ni prison, ni répression n’arrêteront nos rébellions ! Autonomie pour toutes et tous !

Le mercredi 1er juillet à 9h,

en soutien avec les antifascistes criminalisés,

Toutes et tous à la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris !

Scalp-Reflex Paris

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 10:58
Communiqué du Groupe NoPasaran67 en association avec les groupes FA Strasbourg et CNT67
A lire également sur le site de No Pasaran


Le dernier numéro de Courant Alternatif propose un petit dossier intitulé « Strasbourg emporte l’OTAN. Chronologie et analyse, sommet et contre sommet, répression... ». Si l’analyse du contre-sommet est une volonté a priori louable (la critique des contre-sommets doit être fait et nous la faisons aussi) elle n’est ici que prétexte à dénonciations calomnieuses : une page entière au moins sur les cinq est consacrée au procès de la Coordination Anti-Otan Strasbourg (CAOS) et aux organisations qui la composaient. Cette parodie de critique politique était plus que prévisible puisque annoncée à maintes reprises par les trois membres du groupe OCL local lors des réunions du CAOS où dès le mois de février les menaces fusaient : « Nous verrons lors du bilan. Nous gardons les mails. ». Il convient donc, puisque les hostilités ont été ouvertes, avec sommations, de revenir sur l’analyse proposée et de décortiquer la critique afin de permettre une vison plus juste de (la petite) histoire. Par ailleurs, nous tenons à indiquer que ce n’est pas l’attitude de l’OCL en tant que telle que nous déplorons, mais bien de ses membres strasbourgeois même si nous regrettons que l’OCL via Courant Alternatif s’en fasse le relais. Ce qui frappe l’esprit à la lecture du dossier c’est l’immédiat et incroyable constat des rédacteurs : le groupe local de l’OCL est le seul à avoir politiquement préparé et vécu le contre sommet de l’Otan de manière saine, intelligente et révolutionnaire. Tout le monde en prend pour son grade : Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste, No Pasaran...

 

 

Autant de redondance et de diligence dans un aussi petit dossier pour décrier et discréditer les autres, démontre si besoin était une attitude médiocre qui n’aurait pas valeur à être polémique si elle n’avait pour but de pratiquer un révisionnisme politique exécrable. Nous nous devons donc de rétablir quelques vérités.

 

 

La Coordination Anti-Otan Strasbourg, les négociations et le Village.

 


N’en déplaise à l’OCL, la CAOS est bien née de l’initiative du groupe local de la Fédération Anarchiste. C’est comme cela, imparable : la FA a lancé la première invitation à une réunion dès septembre 2008 en vue de l’organisation du contre sommet. Alors lorsque la FA écrit qu’elle est à l’initiative, c’est une vérité qui ne mange pas de pain et qui devrait être facile a acceptée si l’on ne souffrait pas de quelconques complexes. Dès les premières réunions, la CAOS s’était donné comme objectif politique et militant de travailler aux questions de recherche d’un terrain susceptible d’accueillir un Village autogéré anti-Otan et d’en discuter les modalités avec les autorités, ainsi que d’être une véritable force contre la répression qui ne manquerait pas de s’exercer pendant et après le sommet. Il n’était pas question d’autres choses au sein de la CAOS. Ce positionnement, s’il a fait débat (même entre des orgas mises dans le sac par l’article en question) et s’il pouvait surprendre, n’en demeurait pas moins pertinent au regard des forces militantes locales, de la préparation tardive de ce contre sommet - tout du moins dans l’hexagone. Rapidement la CAOS a dû faire face à l’émergence d’une seconde structure anti-OTAN. En effet les organisations disons « institutionnelles » qui au départ avaient rejeté la démarche unitaire, avaient lancé une nouvelle structure avec la volonté manifeste d’en écarter la CAOS qui malgré sa diversité politique était trop connotée comme libertaire ou radicale. A l’issue d’une réunion houleuse, deux structures différentes travaillaient localement à l’architecture du contre-sommet. La CAOS s’occupant uniquement du Village et le Collectif s’affairant à négocier la manifestation du samedi 4.

 

 

Si l’OCL faisait preuve d’un minimum d’impartialité et de rigueur militante, elle ne pourrait pas assumer les écrits de la commission journal du 26 avril portant sur les objectifs de la CAOS. Dire que la Coordination a fait preuve « d’immobilisme », « cadenassée » par les organisations politiques (FA, No Pa...) « boutiquières » c’est reconnaître que l’OCL Strasbourg n’a pas eu le courage politique de claquer la porte de ce nid de guêpes où ces mêmes organisations ont été accusées à de multiples reprises de ne pas avoir appliqué en permanence de méthodes politiques libertaires purEs : un vrai crime de lèse-anarchie. C’est de plus mentir éhontément : la seule réunion publique organisée pour mobiliser autour de la nécessité du contre-sommet, l’a été à l’initiative de No Pasaran 67 dès octobre 2008. Si au début FA et No Pa avaient beaucoup de mandats au sein de la CAOS, c’était à cause de la faible implication de beaucoup de personnes et de la difficulté à trouver des mandatéEs. Nous avons fait le choix d’assumer certains mandats (tout en soulevant à de nombreuses reprises ce problème récurrent). Mais nous ne nous sommes jamais accrochés aux mandats. L’OCL parle de « cadenassage »... ridicule ! Si nous n’avions rien fait, l’OCL Strasbourg nous aurait reproché que nous, militants d’organisations politiques, laissions le travail à des petites mains. Dans les deux cas on était coupables d’avance. Il faut préciser que l’OCL locale n’a pas vraiment participé à la CAOS avant que les choses ne se précisent. L’implication n’a été effective qu’à partir de la réunion internationale du 16 au 18 janvier organisée par Dissent (qui a eu un rôle important dans la préparation et la mobilisation pour ce contre sommet et non seulement sur le village comme le laisse penser l’OCL) conjointement avec des membres de No Pasaran 67 et trois autres membres de la CAOS. Et c’est justement dans cette optique de mobilisation aussi bien locale qu’internationale que le groupe NoPasaran a participé activement à la préparation et la tenue de cette unique réunion, en Alsace. Tout comme ses membres ont fait de nombreux efforts pour élargir la coordination à d’autres personnes. Il est plus facile de monter dans le train en marche. Être présent à des réunions ne suffit pas. C’est donc en toute logique qu’il est possible d’écrire dans ce dossier du mois de mai que « Cette coordination aurait pu faciliter l’auto-organisation de projets multiples et divers, notamment pour faire fonctionner et enrichir le projet du Village, mais il n’en a rien été. » Pourtant l’OCL Strasbourg était signataire dès le départ du texte d’appel de la CAOS, participait aux réunions...et aurait dû savoir dès le départ qu’elle n’y avait pas sa place au regard des critiques qui sont siennes aujourd’hui. L’objectif était de faire le travail local, difficilement faisable par les autres collectifs, partis, organisations, individuEs, c’est-à-dire de chercher un terrain, de le négocier et de le viabiliser. Il y a eu un Village, plutôt plus grand que prévu, équipé avec le nécessaire (douche, électricité, eau, toilette...) dans un cadre plutôt sympa (possibilité de jonction avec les quartiers populaires proches tout en étant en pleine nature), avec le voisinage d’une ferme éducative, pas loin du centre ville (moins des 10 km que nous nous étions fixés), sans compromissions politiques (expliquez-nous à l’OCL Strasbourg en quoi la CAOS a été complaisante ?). Alors nous pouvons estimer que le mandat premier que s’était donné la CAOS a été rempli.

 

 

Le mythe du « rapport de force »

 


A partir du mois de février, lorsque l’OCL Strasbourg s’est réellement investie au sein de la coordination, une remise en cause systématique de ses décisions et des négociations a été faite. Trop molles, trop longues, trop complaisantes, les négociations sur la viabilisation du terrain de la Ganzau étaient systématiquement dénoncées. L’idée des membres de l’OCL Strasbourg étaient de faire croire que les personnes mandatées (en l’occurrence une personne de la FA, une de No Pasaran et une autonome) menaient mal les négociations qui aboutiraient nécessairement à l’impasse. L’argument systématiquement employé était celui du « rapport de force » que nous avions en notre faveur et qui devait nous servir pour obtenir plus. L’OCL Strasbourg, qui dans son dossier dénonce la CAOS comme « une coquille vide » devait alors savoir que ce fameux et fumeux « rapport de force » n’était pas en notre faveur et que ce concept politique était uniquement sémantique. Bien entendu, il est toujours simple de parler de « rapport de force » autour d’une table en réunion plutôt que de le créer. Or, dans le schéma des négociations, la seule possibilité de créer un rapport de force véritable aurait été d’être en capacité d’en créer un, en premier lieu en évitant de chercher à tout prix la division. Il était inutile de continuer à parler du poids hypothétique de la CAOS, de notre capacité à mobiliser des milliers de manifestantEs pour faire croire à « un rapport de force » alors même que nous étions incapable d’organiser un repas de soutien ! C’était entrer dans la même logique catastrophique que l’ICC, persuadé de faire plier la préfecture pour obtenir un parcours de manifestation en plein centre ville à la seule évocation des 60 000 supposéEs manifestantEs !

 

 

Si l’OCL avait été capable d’impulser à la CAOS une dynamique pouvant créer un rapport de force, l’OCL aurait toute latitude à critiquer et dénoncer. Il était bien plus simple de faire des effets d’annonces. Mais si nos souvenirs sont justes, aucune action, aucun rassemblement, aucune initiative n’a été pris par les membres de l’OCL pour créer « un rapport de force » face à la préfecture et aux autorités. Les seules contributions auront été verbales ou écrites dans des communiqués de presses. Occuper des locaux, faire des manifestations, des opérations médiatiques, voilà ce qui pouvait contraindre les représentantEs de l’État à plier. L’OCL Strasbourg pourra toujours rétorquer « qu’il était trop tard, que tout était joué d’avance en laissant à quelques chefaillons d’officines la responsabilité des négociations ». Rappelons simplement que l’OCL Strasbourg a refusé de participer aux négociations. Trop sale de parler avec les ennemis de classes, mais elle a toujours dénigré les mandatéEs soupçonnéEs de « travailler » pour le pouvoir, de « lier des amitiés » avec les autorités. La classe non ? Enfin, si le « rapport de force » était favorable aux anti-Otan, pourquoi, si ce n’est pour créer des tensions et déconstruire le travail collectivement réalisé, continuer à critiquer les mandatéEs aux négociations ? L’idée propagée était de dire que, d’une manière ou d’une autre, le Village aurait lieu (ce dont personne ne doutait !) et que nous n’avions pas besoin des autorités qui, de toutes façon, se sentiraient dans la nécessité de nous donner un terrain ne serait-ce que pour des questions sanitaires ! Nous n’avons jamais eu d’explication ou de démonstration de ce que l’OCL Strasbourg appelait « un rapport de force » si ce n’est au sein même de la CAOS pour l’affaiblir. Ce n’était que de la parlote destinée à apparaître comme « plus radical que moi tu meurs ! » au sein de la CAOS. Comment peuvent-ils dénoncer la faiblesse, l’irresponsabilité, la candeur de la CAOS et ensuite parler d’un rapport de force en notre faveur ? Si le « rapport de force » était en notre faveur, pourquoi négocier avec les autorités ?

 

 

En définitive, là encore, il s’avère que le « rapport de force » était plus une invention, une intention, qui visait des membres d’autres organisations. Une manière de régler des comptes personnels par le biais des négociations. Malheureusement, tous les pronostiques les plus alarmistes de l’OCL Strasbourg, dont le principal sport de combat aura été lors de ces négociations de dénoncer ceux et celles qui étaient en train de compromettre l’existence même du Village, toutes ces annonces catastrophiques allaient être balayées lorsque la CAOS obtiendra le terrain, l’autorisation et une partie de l’aménagement souhaité.

 

 

Jamais en manque d’idée et de salive, L’OCL locale trouvera un autre sujet de vindicte dans la critique du Centre de Convergence.

 

 

Molodoï Centre de (toutes les critiques) Convergence.

 


Dès septembre, des militantEs allemandEs viennent à Strasbourg pour nouer les premiers contacts et reconnaître les lieux. A la recherche d’un local pouvant accueillir un centre de convergence, Molodoï leur est présenté par No Pasaran. Après une courte visite, la sanction tombe : trop petit ! Assez incompréhensible sachant qu’à part le squat d’un immeuble, il serait difficilement possible de trouver plus grand et mieux adapté à Strasbourg. Les camarades allemandEs parlent de négocier avec les autorités l’occupation d’un collège comme à Heiligendam... Malgré nos réserves et nos mises en gardes sur une telle possibilité il-elles se désintéresseront du lieu.

 

 

Prise dans l’organisation globale du contre sommet, la Coordination Anti Otan Strasbourg (CAOS), n’a jamais su ou pu saisir l’importance de Molodoï comme CdC alors même que depuis octobre la salle avait donnée son accord de principe. Paradoxalement le lieu n’a pas été investi par la CAOS alors même qu’il était la seule chose acquise jusqu’aux accords sur le terrain du Village Alternatif intervenus seulement quelques jours avant son ouverture officielle. Il était pourtant évident que la taille et son implantation, au pied de l’autoroute et à quelques centaines de mètres de la gare, en faisait le lieu idéal pour un CdC à intégrer à l’architecture plus globale du contre sommet. Déjà nous présagions de l’éloignement du site du Village lorsque nous avons discuté en septembre de l’éventualité de l’implantation du CdC. Et l’avenir nous donna raison sur l’importance stratégique du Molodoï lorsque sont apparues les premières informations sur l’existence de zones de privation de liberté. Le Centre Autonome Jeune était au centre ville mais en dehors des zones rouges et oranges, au croisement du Village alternatif (au sud) de la manifestation (à l’Est) et de la tenue du congrès de l’Otan (au Nord).

 

 

Si ni la CAOS en général, ni l’OCL Strasbourg en particulier, n’ont exprimé aucun intérêt particulier à faire vivre ce lieu (faute d’énergies militantes, d’envies politiques et de moyens humains...), le Réseau No Pasaran a, lui, saisi naturellement l’occasion et l’importance d’investir e lieu en tant que CdC lors de ce rendez vous majeur. Quelques rares grincheux (de l’OCL Strasbourg) feront des réflexions acerbes, lors de la parution du programme du CdC signé de la CAOS, de Lucha y Fiesta (association ayant réservé le lieu) et du réseau No Pasaran en fustigeant le réseau comme une organisation politique « profitant du mouvement »... Leurs critiques, habituelles et encore une fois fallacieuses (l’OCL Strasbourg "oublie" que les membres du réseau NoPasaran ne se sont pas investis que dans le CdC), ont été à la hauteur de leur manque d’initiatives. Quand on est quasiment en permanence dans le (mé)dire et non le construire, il est plus facile d’adopter des positionnements de principe séduisants et de concourir au prix de militantE libertaire le-la plus purE de l’année, mais est-ce que cela fait avancer les choses ? Pas sûr. Il faut rappeler également qu’un des membres de l’OCL Strasbourg a été exclu il y a quelques années de l’association gestionnaire du lieu... Se réclamant de « la vraie autogestion » il avait fomenté un faux coup d’Etat pour « re-prendre » le pouvoir et le re-distribuer aux utilisateur/trices de la salle alternative. Là aussi, son coup d’esbroufe tomba comme un soufflé. Les rancoeurs ont la dent dure à l’OCL Strasbourg et les quelques lignes sur le Centre de Convergence Molodoï, si elles se veulent politiques, cachent mal un arrière-goût d’amertume.

 

 

La mauvaise foi rattrape la médiocrité lorsque l’OCL Strasbourg, après avoir réduit le Centre de Convergence à un stand marchandising de No Pasaran, appuie sa démonstration en expliquant que des centaines de personnes arrêtées avaient trouvé les portes closes du Centre de Convergence le jeudi soir. Il est donc sous entendu que No Pasaran a laissé tombé les camarades victimes de la répression. Évidement, le CdC n’avait pas pour vocation à être la vitrine de No Pasaran et devait accueillir un espace Medical team, Légal team, une radio web, des tables de presses, un atelier construction, un Info Point, une cuisine végan, un bar, des conférences, des débats, des projections etc. Effectivement, les portes du Centre de Convergence étaient fermées le soir après minuit / une heure du matin, pour des raisons de sécurité (les fascistes, la police...) mais une équipe restait systématiquement toute la nuit sur place. Un écriteau invitait les gens à frapper à la porte en cas d’urgence. L’OCL locale, très largement impliquée au sein de la commission Légal Team, aurait peut être dû profiter de l’opportunité du lieu, de sa géographie, de son potentiel en proposant une équipe permanente dans le Centre de Convergence... même la nuit ! Il n’est pas question pour nous de critiquer le travail considérable de la Légal Team pendant et après le contre sommet mais de pointer un dysfonctionnement, interne, lié à la volonté de nuisance de membres de l’OCL Strasbourg. Pour des raisons compréhensibles liées à la répression, la Légal Team a été débordée le jeudi.

 

 

Mais le fait d’avoir laissé seules, deux personnes de permanence, sans téléphone et uniquement en journée n’a pas arrangé les choses. L’OCL Strasbourg et la Légal Team savaient comment joindre (faute d’y être) le Centre de Convergence, via des téléphones, pouvaient en dernier recours s’y rendre à pied (10 min de marche à peine). Les membres de la Légal Team appartenant à l’OCL Strasbourg avaient bien trouvé le chemin du Centre de Convergence pour prendre des repas ou répondre à des interviews... Non, ce qui est plus choquant est que, plutôt, que d’avertir le Centre de Convergence de la possibilité d’une arrivée massive de gens après leur arrestation (afin de refaire du café, des repas chauds, de prendre les témoignages...) les membres de l’OCL Strasbourg au sein de la Légal Team ont insisté pour qu’un message internet cinglant soit diffusé sur la liste anti-répression annonçant la « fermeture du centre de convergence ». Non seulement, ce message, publié sans explications ni recherche d’explication, avait comme seul objectif de nuire au Centre de Convergence en laissant supposer une fermeture définitive, mais il mettait peut être des camarades dans l’embarras (ceux et celles qui avaient prévu d’y venir s’y restaurer, s’y reposer...). Malgré nos nombreuses demandes pour que le message soit supprimé et que de vraies informations puissent transiter par la liste de l’anti-répression, aucune modification n’est intervenue. L’ambiguïté du message et ses supposés ayant fait débat au sein même de la légal Team, un autre message laconique annoncera tardivement « la ré-ouverture » de Molodoï.

Nous avons là un exemple terriblement parlant de la dangereuse manière dont les membres de l’OCL Strasbourg envisagent leurs pratiques militantes. En laissant leurs choix politique se faire déborder par des ressentiments personnels, ils se trompent de combats.

 

 

A Strasbourg, pas un chat, que des poulets... et des corbeaux.

 


A l’instar de No Pasaran qui n’avait pas à gérer un Centre de Convergence, la FA n’avait pas à « coller ses affiches » ! Or rétablissons déjà la vérité : la FA collait ses affiches mais collait aussi celle de la CAOS. De plus rappelons quand même que c’était une décision de la CAOS (l’OCL dormait certainement ou était absente ce jour là) qui laissait libre chaque organisation d’éditer son propre matériel de propagande avec un contenu qui lui est spécifique à côté de celui de la CAOS. Le reproche de l’OCL Strasbourg n’est donc pas fondé et montre juste qu’ils ne sont même pas au courant d’une décision qui avaient pourtant était longuement discutée. Un comble. Appartenir à une coordination devrait être synonyme d’inexistence politique propre aux organisations ?

 

 

Nous voyons à travers tous ces reproches inopportuns, l’aveu d’une incapacité à exister si ce n’est qu’au travers de l’énergie des autres. L’OCL ne vend pas de pins, ne colle pas d’affiches, ne gère pas de Centre de Convergence mais qu’elle foute la paix à ceux et celles qui font. Les membres de l’OCL Strasbourg n’ont pas participé au montage du Village, ni même à son démontage. Qu’ils cessent donc de donner des leçons à la FA et de faire croire qu’ils n’avaient pas les « mains dans le cambouis ». Les militants de FA se sont impliqués au sein de la CAOS dès le départ dans la CAOS. Un mois avant le sommet, cette implication est devenue moindre pour deux raisons : tout d’abord, plusieurs militants étaient complètement épuisés d’avoir tenu la coordination à bout de bras pendant des mois. Ensuite, ils ont été particulièrement découragés par les attaques incessantes qui les visaient (noyautage etc.). Soulignons qu’à la fin, la FA était toujours présente à la CAOS, c’est juste qu’elle n’avait « plus » qu’un mandat. Bizarre, le reproche de l’OCL Strasbourg. Au début trop de présence = noyautage, ensuite nous laissons à d’autres personnes (qui se bougent enfin) un certain nombre de mandats (presse entre autre), et alors l’OCL Strasbourg nous accuse de ne rien foutre. Donc dans les deux cas la FA était coupable : quand elle faisait énormément de boulot et quand elle en faisait moins. Il faut croire que ces militants étaient coupables non pas à cause de ce qu’ils faisaient, mais à cause de ce qu’ils étaient, des militants organisés au sein de la FA.

 

 

Les membres de l’OCL Strasbourg n’ont pas participé, si ce n’est pour boire des bières, à l’organisation des deux concerts de soutien à la CAOS au Molodoï alors qu’ils cessent de prétendre que l’utilisation de l’argent récoltés par Helligendam a été mal utilisée pour acheter de la bière au détriment d’une utilisation plus politique. Ceci est d’autant plus mal venu que, quelques jours avant l’ouverture du Village et du contre-sommet, les 5000 euros promis par Helligendam était sur un compte géré par des membres de l’OCL Strasbourg alors même que la CAOS attendait cette entrée financière sur son compte et qu’il aura fallu bien du temps à l’OCL Strasbourg pour dire qu’elle était en possession de ce fric. C’était osé que de dire en réunion plénière, alors que toutes et tous demandaient que cet argent devant bénéficier au montage du Village soit versé au compte commun, qu’il n’en serait rien tant qu’un membre de l’OCL Strasbourg ne serait pas certain que cet argent soit réellement prévu pour le Village. Dans son article, l’OCL Strasbourg explique aussi qu’il est capitaliste que l’argent investi, au départ venant d’Heiligendamm, soit restitué. Il est donc capitaliste de soutenir le fonctionnement des contre-sommets suivants, essayant d’être en capacité de transmettre au moins une partie de ce qui nous avait permis de démarrer. Et c’est être solidaire et défendre un autre choix de société que de consommer l’aide que l’on a reçu, sans s’inquiéter de ceux qui suivront. Cherchez l’erreur...

Il était légitime que la Légal Team bénéficie de fonds mais il était également légitime qu’elle cherche à s’autofinancer plutôt que de courir derrière le pognon. Les membres de l’OCL Strasbourg faisant tous les trois partie de la Légal Team auraient pu avoir cette démarche plutôt que de réclamer du fric, la veille de l’ouverture du contre-sommet, en menaçant de manière irresponsable de dissoudre la Légal Team. Mais il est évident qu’en ayant refusé de se préoccuper des questions d’autofinancement de la Légal Team, qu’en ayant refusé de se questionner sur l’aspect des coûts de fonctionnement du Village (l’argent c’est l’outil du capital !) l’OCL Strasbourg tient un discours décalé quant aux questions de financement du Village. Il est vrai qu’à l’OCL Strasbourg on ne s’est pas préoccupé de savoir comment acheter les 60 bouteilles de gaz nécessaires, comment payer internet sur le Village, les factures d’eau et d’électricité...on se préoccupe de savoir comment faire fonctionner la commission dans laquelle on est investi. Moi d’abord. L’OCL Strasbourg ne voulait même pas mandater l’un des siens pour faire parti des signataires nécessaires à l’ouverture d’un compte bancaire. Alors bien sûr en ne faisant rien, en ne prenant aucun risque, en laissant l’initiative aux autres, il est plus aisé par la suite de crier au verrouillage par des « petits chefs ». Une autre anecdote vient à l’esprit : la CAOS décide d’une conférence de presse dans l’urgence, afin de faire pression sur l’Etat. Un membre de No Pasaran se propose d’y intervenir faute de volontaire : l’OCL Strasbourg dénonce « la personnalisation de la lutte ».

Alors lorsque les rédacteurs du dossier feignent en conclusion l’ « amertume » face aux « rancunes partisanes préétablies » dans une ville « cloisonnée par des pratiques de clans et de bandes, matérialisé par des esprits de boutiques exclusivement en concurrence permanente avec le goût démesuré pour les accroches très personnelles » nous nous disons qu’au moins l’analyse est bonne !

 

 

Groupe NoPasaran67 en association avec les groupes FA Strasbourg et CNT67

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Published by SCALP-REFLEX - dans Communiqués
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