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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 10:58
Communiqué du Groupe NoPasaran67 en association avec les groupes FA Strasbourg et CNT67
A lire également sur le site de No Pasaran


Le dernier numéro de Courant Alternatif propose un petit dossier intitulé « Strasbourg emporte l’OTAN. Chronologie et analyse, sommet et contre sommet, répression... ». Si l’analyse du contre-sommet est une volonté a priori louable (la critique des contre-sommets doit être fait et nous la faisons aussi) elle n’est ici que prétexte à dénonciations calomnieuses : une page entière au moins sur les cinq est consacrée au procès de la Coordination Anti-Otan Strasbourg (CAOS) et aux organisations qui la composaient. Cette parodie de critique politique était plus que prévisible puisque annoncée à maintes reprises par les trois membres du groupe OCL local lors des réunions du CAOS où dès le mois de février les menaces fusaient : « Nous verrons lors du bilan. Nous gardons les mails. ». Il convient donc, puisque les hostilités ont été ouvertes, avec sommations, de revenir sur l’analyse proposée et de décortiquer la critique afin de permettre une vison plus juste de (la petite) histoire. Par ailleurs, nous tenons à indiquer que ce n’est pas l’attitude de l’OCL en tant que telle que nous déplorons, mais bien de ses membres strasbourgeois même si nous regrettons que l’OCL via Courant Alternatif s’en fasse le relais. Ce qui frappe l’esprit à la lecture du dossier c’est l’immédiat et incroyable constat des rédacteurs : le groupe local de l’OCL est le seul à avoir politiquement préparé et vécu le contre sommet de l’Otan de manière saine, intelligente et révolutionnaire. Tout le monde en prend pour son grade : Fédération Anarchiste, Alternative Libertaire, Nouveau Parti Anticapitaliste, No Pasaran...

 

 

Autant de redondance et de diligence dans un aussi petit dossier pour décrier et discréditer les autres, démontre si besoin était une attitude médiocre qui n’aurait pas valeur à être polémique si elle n’avait pour but de pratiquer un révisionnisme politique exécrable. Nous nous devons donc de rétablir quelques vérités.

 

 

La Coordination Anti-Otan Strasbourg, les négociations et le Village.

 


N’en déplaise à l’OCL, la CAOS est bien née de l’initiative du groupe local de la Fédération Anarchiste. C’est comme cela, imparable : la FA a lancé la première invitation à une réunion dès septembre 2008 en vue de l’organisation du contre sommet. Alors lorsque la FA écrit qu’elle est à l’initiative, c’est une vérité qui ne mange pas de pain et qui devrait être facile a acceptée si l’on ne souffrait pas de quelconques complexes. Dès les premières réunions, la CAOS s’était donné comme objectif politique et militant de travailler aux questions de recherche d’un terrain susceptible d’accueillir un Village autogéré anti-Otan et d’en discuter les modalités avec les autorités, ainsi que d’être une véritable force contre la répression qui ne manquerait pas de s’exercer pendant et après le sommet. Il n’était pas question d’autres choses au sein de la CAOS. Ce positionnement, s’il a fait débat (même entre des orgas mises dans le sac par l’article en question) et s’il pouvait surprendre, n’en demeurait pas moins pertinent au regard des forces militantes locales, de la préparation tardive de ce contre sommet - tout du moins dans l’hexagone. Rapidement la CAOS a dû faire face à l’émergence d’une seconde structure anti-OTAN. En effet les organisations disons « institutionnelles » qui au départ avaient rejeté la démarche unitaire, avaient lancé une nouvelle structure avec la volonté manifeste d’en écarter la CAOS qui malgré sa diversité politique était trop connotée comme libertaire ou radicale. A l’issue d’une réunion houleuse, deux structures différentes travaillaient localement à l’architecture du contre-sommet. La CAOS s’occupant uniquement du Village et le Collectif s’affairant à négocier la manifestation du samedi 4.

 

 

Si l’OCL faisait preuve d’un minimum d’impartialité et de rigueur militante, elle ne pourrait pas assumer les écrits de la commission journal du 26 avril portant sur les objectifs de la CAOS. Dire que la Coordination a fait preuve « d’immobilisme », « cadenassée » par les organisations politiques (FA, No Pa...) « boutiquières » c’est reconnaître que l’OCL Strasbourg n’a pas eu le courage politique de claquer la porte de ce nid de guêpes où ces mêmes organisations ont été accusées à de multiples reprises de ne pas avoir appliqué en permanence de méthodes politiques libertaires purEs : un vrai crime de lèse-anarchie. C’est de plus mentir éhontément : la seule réunion publique organisée pour mobiliser autour de la nécessité du contre-sommet, l’a été à l’initiative de No Pasaran 67 dès octobre 2008. Si au début FA et No Pa avaient beaucoup de mandats au sein de la CAOS, c’était à cause de la faible implication de beaucoup de personnes et de la difficulté à trouver des mandatéEs. Nous avons fait le choix d’assumer certains mandats (tout en soulevant à de nombreuses reprises ce problème récurrent). Mais nous ne nous sommes jamais accrochés aux mandats. L’OCL parle de « cadenassage »... ridicule ! Si nous n’avions rien fait, l’OCL Strasbourg nous aurait reproché que nous, militants d’organisations politiques, laissions le travail à des petites mains. Dans les deux cas on était coupables d’avance. Il faut préciser que l’OCL locale n’a pas vraiment participé à la CAOS avant que les choses ne se précisent. L’implication n’a été effective qu’à partir de la réunion internationale du 16 au 18 janvier organisée par Dissent (qui a eu un rôle important dans la préparation et la mobilisation pour ce contre sommet et non seulement sur le village comme le laisse penser l’OCL) conjointement avec des membres de No Pasaran 67 et trois autres membres de la CAOS. Et c’est justement dans cette optique de mobilisation aussi bien locale qu’internationale que le groupe NoPasaran a participé activement à la préparation et la tenue de cette unique réunion, en Alsace. Tout comme ses membres ont fait de nombreux efforts pour élargir la coordination à d’autres personnes. Il est plus facile de monter dans le train en marche. Être présent à des réunions ne suffit pas. C’est donc en toute logique qu’il est possible d’écrire dans ce dossier du mois de mai que « Cette coordination aurait pu faciliter l’auto-organisation de projets multiples et divers, notamment pour faire fonctionner et enrichir le projet du Village, mais il n’en a rien été. » Pourtant l’OCL Strasbourg était signataire dès le départ du texte d’appel de la CAOS, participait aux réunions...et aurait dû savoir dès le départ qu’elle n’y avait pas sa place au regard des critiques qui sont siennes aujourd’hui. L’objectif était de faire le travail local, difficilement faisable par les autres collectifs, partis, organisations, individuEs, c’est-à-dire de chercher un terrain, de le négocier et de le viabiliser. Il y a eu un Village, plutôt plus grand que prévu, équipé avec le nécessaire (douche, électricité, eau, toilette...) dans un cadre plutôt sympa (possibilité de jonction avec les quartiers populaires proches tout en étant en pleine nature), avec le voisinage d’une ferme éducative, pas loin du centre ville (moins des 10 km que nous nous étions fixés), sans compromissions politiques (expliquez-nous à l’OCL Strasbourg en quoi la CAOS a été complaisante ?). Alors nous pouvons estimer que le mandat premier que s’était donné la CAOS a été rempli.

 

 

Le mythe du « rapport de force »

 


A partir du mois de février, lorsque l’OCL Strasbourg s’est réellement investie au sein de la coordination, une remise en cause systématique de ses décisions et des négociations a été faite. Trop molles, trop longues, trop complaisantes, les négociations sur la viabilisation du terrain de la Ganzau étaient systématiquement dénoncées. L’idée des membres de l’OCL Strasbourg étaient de faire croire que les personnes mandatées (en l’occurrence une personne de la FA, une de No Pasaran et une autonome) menaient mal les négociations qui aboutiraient nécessairement à l’impasse. L’argument systématiquement employé était celui du « rapport de force » que nous avions en notre faveur et qui devait nous servir pour obtenir plus. L’OCL Strasbourg, qui dans son dossier dénonce la CAOS comme « une coquille vide » devait alors savoir que ce fameux et fumeux « rapport de force » n’était pas en notre faveur et que ce concept politique était uniquement sémantique. Bien entendu, il est toujours simple de parler de « rapport de force » autour d’une table en réunion plutôt que de le créer. Or, dans le schéma des négociations, la seule possibilité de créer un rapport de force véritable aurait été d’être en capacité d’en créer un, en premier lieu en évitant de chercher à tout prix la division. Il était inutile de continuer à parler du poids hypothétique de la CAOS, de notre capacité à mobiliser des milliers de manifestantEs pour faire croire à « un rapport de force » alors même que nous étions incapable d’organiser un repas de soutien ! C’était entrer dans la même logique catastrophique que l’ICC, persuadé de faire plier la préfecture pour obtenir un parcours de manifestation en plein centre ville à la seule évocation des 60 000 supposéEs manifestantEs !

 

 

Si l’OCL avait été capable d’impulser à la CAOS une dynamique pouvant créer un rapport de force, l’OCL aurait toute latitude à critiquer et dénoncer. Il était bien plus simple de faire des effets d’annonces. Mais si nos souvenirs sont justes, aucune action, aucun rassemblement, aucune initiative n’a été pris par les membres de l’OCL pour créer « un rapport de force » face à la préfecture et aux autorités. Les seules contributions auront été verbales ou écrites dans des communiqués de presses. Occuper des locaux, faire des manifestations, des opérations médiatiques, voilà ce qui pouvait contraindre les représentantEs de l’État à plier. L’OCL Strasbourg pourra toujours rétorquer « qu’il était trop tard, que tout était joué d’avance en laissant à quelques chefaillons d’officines la responsabilité des négociations ». Rappelons simplement que l’OCL Strasbourg a refusé de participer aux négociations. Trop sale de parler avec les ennemis de classes, mais elle a toujours dénigré les mandatéEs soupçonnéEs de « travailler » pour le pouvoir, de « lier des amitiés » avec les autorités. La classe non ? Enfin, si le « rapport de force » était favorable aux anti-Otan, pourquoi, si ce n’est pour créer des tensions et déconstruire le travail collectivement réalisé, continuer à critiquer les mandatéEs aux négociations ? L’idée propagée était de dire que, d’une manière ou d’une autre, le Village aurait lieu (ce dont personne ne doutait !) et que nous n’avions pas besoin des autorités qui, de toutes façon, se sentiraient dans la nécessité de nous donner un terrain ne serait-ce que pour des questions sanitaires ! Nous n’avons jamais eu d’explication ou de démonstration de ce que l’OCL Strasbourg appelait « un rapport de force » si ce n’est au sein même de la CAOS pour l’affaiblir. Ce n’était que de la parlote destinée à apparaître comme « plus radical que moi tu meurs ! » au sein de la CAOS. Comment peuvent-ils dénoncer la faiblesse, l’irresponsabilité, la candeur de la CAOS et ensuite parler d’un rapport de force en notre faveur ? Si le « rapport de force » était en notre faveur, pourquoi négocier avec les autorités ?

 

 

En définitive, là encore, il s’avère que le « rapport de force » était plus une invention, une intention, qui visait des membres d’autres organisations. Une manière de régler des comptes personnels par le biais des négociations. Malheureusement, tous les pronostiques les plus alarmistes de l’OCL Strasbourg, dont le principal sport de combat aura été lors de ces négociations de dénoncer ceux et celles qui étaient en train de compromettre l’existence même du Village, toutes ces annonces catastrophiques allaient être balayées lorsque la CAOS obtiendra le terrain, l’autorisation et une partie de l’aménagement souhaité.

 

 

Jamais en manque d’idée et de salive, L’OCL locale trouvera un autre sujet de vindicte dans la critique du Centre de Convergence.

 

 

Molodoï Centre de (toutes les critiques) Convergence.

 


Dès septembre, des militantEs allemandEs viennent à Strasbourg pour nouer les premiers contacts et reconnaître les lieux. A la recherche d’un local pouvant accueillir un centre de convergence, Molodoï leur est présenté par No Pasaran. Après une courte visite, la sanction tombe : trop petit ! Assez incompréhensible sachant qu’à part le squat d’un immeuble, il serait difficilement possible de trouver plus grand et mieux adapté à Strasbourg. Les camarades allemandEs parlent de négocier avec les autorités l’occupation d’un collège comme à Heiligendam... Malgré nos réserves et nos mises en gardes sur une telle possibilité il-elles se désintéresseront du lieu.

 

 

Prise dans l’organisation globale du contre sommet, la Coordination Anti Otan Strasbourg (CAOS), n’a jamais su ou pu saisir l’importance de Molodoï comme CdC alors même que depuis octobre la salle avait donnée son accord de principe. Paradoxalement le lieu n’a pas été investi par la CAOS alors même qu’il était la seule chose acquise jusqu’aux accords sur le terrain du Village Alternatif intervenus seulement quelques jours avant son ouverture officielle. Il était pourtant évident que la taille et son implantation, au pied de l’autoroute et à quelques centaines de mètres de la gare, en faisait le lieu idéal pour un CdC à intégrer à l’architecture plus globale du contre sommet. Déjà nous présagions de l’éloignement du site du Village lorsque nous avons discuté en septembre de l’éventualité de l’implantation du CdC. Et l’avenir nous donna raison sur l’importance stratégique du Molodoï lorsque sont apparues les premières informations sur l’existence de zones de privation de liberté. Le Centre Autonome Jeune était au centre ville mais en dehors des zones rouges et oranges, au croisement du Village alternatif (au sud) de la manifestation (à l’Est) et de la tenue du congrès de l’Otan (au Nord).

 

 

Si ni la CAOS en général, ni l’OCL Strasbourg en particulier, n’ont exprimé aucun intérêt particulier à faire vivre ce lieu (faute d’énergies militantes, d’envies politiques et de moyens humains...), le Réseau No Pasaran a, lui, saisi naturellement l’occasion et l’importance d’investir e lieu en tant que CdC lors de ce rendez vous majeur. Quelques rares grincheux (de l’OCL Strasbourg) feront des réflexions acerbes, lors de la parution du programme du CdC signé de la CAOS, de Lucha y Fiesta (association ayant réservé le lieu) et du réseau No Pasaran en fustigeant le réseau comme une organisation politique « profitant du mouvement »... Leurs critiques, habituelles et encore une fois fallacieuses (l’OCL Strasbourg "oublie" que les membres du réseau NoPasaran ne se sont pas investis que dans le CdC), ont été à la hauteur de leur manque d’initiatives. Quand on est quasiment en permanence dans le (mé)dire et non le construire, il est plus facile d’adopter des positionnements de principe séduisants et de concourir au prix de militantE libertaire le-la plus purE de l’année, mais est-ce que cela fait avancer les choses ? Pas sûr. Il faut rappeler également qu’un des membres de l’OCL Strasbourg a été exclu il y a quelques années de l’association gestionnaire du lieu... Se réclamant de « la vraie autogestion » il avait fomenté un faux coup d’Etat pour « re-prendre » le pouvoir et le re-distribuer aux utilisateur/trices de la salle alternative. Là aussi, son coup d’esbroufe tomba comme un soufflé. Les rancoeurs ont la dent dure à l’OCL Strasbourg et les quelques lignes sur le Centre de Convergence Molodoï, si elles se veulent politiques, cachent mal un arrière-goût d’amertume.

 

 

La mauvaise foi rattrape la médiocrité lorsque l’OCL Strasbourg, après avoir réduit le Centre de Convergence à un stand marchandising de No Pasaran, appuie sa démonstration en expliquant que des centaines de personnes arrêtées avaient trouvé les portes closes du Centre de Convergence le jeudi soir. Il est donc sous entendu que No Pasaran a laissé tombé les camarades victimes de la répression. Évidement, le CdC n’avait pas pour vocation à être la vitrine de No Pasaran et devait accueillir un espace Medical team, Légal team, une radio web, des tables de presses, un atelier construction, un Info Point, une cuisine végan, un bar, des conférences, des débats, des projections etc. Effectivement, les portes du Centre de Convergence étaient fermées le soir après minuit / une heure du matin, pour des raisons de sécurité (les fascistes, la police...) mais une équipe restait systématiquement toute la nuit sur place. Un écriteau invitait les gens à frapper à la porte en cas d’urgence. L’OCL locale, très largement impliquée au sein de la commission Légal Team, aurait peut être dû profiter de l’opportunité du lieu, de sa géographie, de son potentiel en proposant une équipe permanente dans le Centre de Convergence... même la nuit ! Il n’est pas question pour nous de critiquer le travail considérable de la Légal Team pendant et après le contre sommet mais de pointer un dysfonctionnement, interne, lié à la volonté de nuisance de membres de l’OCL Strasbourg. Pour des raisons compréhensibles liées à la répression, la Légal Team a été débordée le jeudi.

 

 

Mais le fait d’avoir laissé seules, deux personnes de permanence, sans téléphone et uniquement en journée n’a pas arrangé les choses. L’OCL Strasbourg et la Légal Team savaient comment joindre (faute d’y être) le Centre de Convergence, via des téléphones, pouvaient en dernier recours s’y rendre à pied (10 min de marche à peine). Les membres de la Légal Team appartenant à l’OCL Strasbourg avaient bien trouvé le chemin du Centre de Convergence pour prendre des repas ou répondre à des interviews... Non, ce qui est plus choquant est que, plutôt, que d’avertir le Centre de Convergence de la possibilité d’une arrivée massive de gens après leur arrestation (afin de refaire du café, des repas chauds, de prendre les témoignages...) les membres de l’OCL Strasbourg au sein de la Légal Team ont insisté pour qu’un message internet cinglant soit diffusé sur la liste anti-répression annonçant la « fermeture du centre de convergence ». Non seulement, ce message, publié sans explications ni recherche d’explication, avait comme seul objectif de nuire au Centre de Convergence en laissant supposer une fermeture définitive, mais il mettait peut être des camarades dans l’embarras (ceux et celles qui avaient prévu d’y venir s’y restaurer, s’y reposer...). Malgré nos nombreuses demandes pour que le message soit supprimé et que de vraies informations puissent transiter par la liste de l’anti-répression, aucune modification n’est intervenue. L’ambiguïté du message et ses supposés ayant fait débat au sein même de la légal Team, un autre message laconique annoncera tardivement « la ré-ouverture » de Molodoï.

Nous avons là un exemple terriblement parlant de la dangereuse manière dont les membres de l’OCL Strasbourg envisagent leurs pratiques militantes. En laissant leurs choix politique se faire déborder par des ressentiments personnels, ils se trompent de combats.

 

 

A Strasbourg, pas un chat, que des poulets... et des corbeaux.

 


A l’instar de No Pasaran qui n’avait pas à gérer un Centre de Convergence, la FA n’avait pas à « coller ses affiches » ! Or rétablissons déjà la vérité : la FA collait ses affiches mais collait aussi celle de la CAOS. De plus rappelons quand même que c’était une décision de la CAOS (l’OCL dormait certainement ou était absente ce jour là) qui laissait libre chaque organisation d’éditer son propre matériel de propagande avec un contenu qui lui est spécifique à côté de celui de la CAOS. Le reproche de l’OCL Strasbourg n’est donc pas fondé et montre juste qu’ils ne sont même pas au courant d’une décision qui avaient pourtant était longuement discutée. Un comble. Appartenir à une coordination devrait être synonyme d’inexistence politique propre aux organisations ?

 

 

Nous voyons à travers tous ces reproches inopportuns, l’aveu d’une incapacité à exister si ce n’est qu’au travers de l’énergie des autres. L’OCL ne vend pas de pins, ne colle pas d’affiches, ne gère pas de Centre de Convergence mais qu’elle foute la paix à ceux et celles qui font. Les membres de l’OCL Strasbourg n’ont pas participé au montage du Village, ni même à son démontage. Qu’ils cessent donc de donner des leçons à la FA et de faire croire qu’ils n’avaient pas les « mains dans le cambouis ». Les militants de FA se sont impliqués au sein de la CAOS dès le départ dans la CAOS. Un mois avant le sommet, cette implication est devenue moindre pour deux raisons : tout d’abord, plusieurs militants étaient complètement épuisés d’avoir tenu la coordination à bout de bras pendant des mois. Ensuite, ils ont été particulièrement découragés par les attaques incessantes qui les visaient (noyautage etc.). Soulignons qu’à la fin, la FA était toujours présente à la CAOS, c’est juste qu’elle n’avait « plus » qu’un mandat. Bizarre, le reproche de l’OCL Strasbourg. Au début trop de présence = noyautage, ensuite nous laissons à d’autres personnes (qui se bougent enfin) un certain nombre de mandats (presse entre autre), et alors l’OCL Strasbourg nous accuse de ne rien foutre. Donc dans les deux cas la FA était coupable : quand elle faisait énormément de boulot et quand elle en faisait moins. Il faut croire que ces militants étaient coupables non pas à cause de ce qu’ils faisaient, mais à cause de ce qu’ils étaient, des militants organisés au sein de la FA.

 

 

Les membres de l’OCL Strasbourg n’ont pas participé, si ce n’est pour boire des bières, à l’organisation des deux concerts de soutien à la CAOS au Molodoï alors qu’ils cessent de prétendre que l’utilisation de l’argent récoltés par Helligendam a été mal utilisée pour acheter de la bière au détriment d’une utilisation plus politique. Ceci est d’autant plus mal venu que, quelques jours avant l’ouverture du Village et du contre-sommet, les 5000 euros promis par Helligendam était sur un compte géré par des membres de l’OCL Strasbourg alors même que la CAOS attendait cette entrée financière sur son compte et qu’il aura fallu bien du temps à l’OCL Strasbourg pour dire qu’elle était en possession de ce fric. C’était osé que de dire en réunion plénière, alors que toutes et tous demandaient que cet argent devant bénéficier au montage du Village soit versé au compte commun, qu’il n’en serait rien tant qu’un membre de l’OCL Strasbourg ne serait pas certain que cet argent soit réellement prévu pour le Village. Dans son article, l’OCL Strasbourg explique aussi qu’il est capitaliste que l’argent investi, au départ venant d’Heiligendamm, soit restitué. Il est donc capitaliste de soutenir le fonctionnement des contre-sommets suivants, essayant d’être en capacité de transmettre au moins une partie de ce qui nous avait permis de démarrer. Et c’est être solidaire et défendre un autre choix de société que de consommer l’aide que l’on a reçu, sans s’inquiéter de ceux qui suivront. Cherchez l’erreur...

Il était légitime que la Légal Team bénéficie de fonds mais il était également légitime qu’elle cherche à s’autofinancer plutôt que de courir derrière le pognon. Les membres de l’OCL Strasbourg faisant tous les trois partie de la Légal Team auraient pu avoir cette démarche plutôt que de réclamer du fric, la veille de l’ouverture du contre-sommet, en menaçant de manière irresponsable de dissoudre la Légal Team. Mais il est évident qu’en ayant refusé de se préoccuper des questions d’autofinancement de la Légal Team, qu’en ayant refusé de se questionner sur l’aspect des coûts de fonctionnement du Village (l’argent c’est l’outil du capital !) l’OCL Strasbourg tient un discours décalé quant aux questions de financement du Village. Il est vrai qu’à l’OCL Strasbourg on ne s’est pas préoccupé de savoir comment acheter les 60 bouteilles de gaz nécessaires, comment payer internet sur le Village, les factures d’eau et d’électricité...on se préoccupe de savoir comment faire fonctionner la commission dans laquelle on est investi. Moi d’abord. L’OCL Strasbourg ne voulait même pas mandater l’un des siens pour faire parti des signataires nécessaires à l’ouverture d’un compte bancaire. Alors bien sûr en ne faisant rien, en ne prenant aucun risque, en laissant l’initiative aux autres, il est plus aisé par la suite de crier au verrouillage par des « petits chefs ». Une autre anecdote vient à l’esprit : la CAOS décide d’une conférence de presse dans l’urgence, afin de faire pression sur l’Etat. Un membre de No Pasaran se propose d’y intervenir faute de volontaire : l’OCL Strasbourg dénonce « la personnalisation de la lutte ».

Alors lorsque les rédacteurs du dossier feignent en conclusion l’ « amertume » face aux « rancunes partisanes préétablies » dans une ville « cloisonnée par des pratiques de clans et de bandes, matérialisé par des esprits de boutiques exclusivement en concurrence permanente avec le goût démesuré pour les accroches très personnelles » nous nous disons qu’au moins l’analyse est bonne !

 

 

Groupe NoPasaran67 en association avec les groupes FA Strasbourg et CNT67

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 10:56

Le premier juillet, à 9h, devant la 2e chambre du tribunal correctionnel de Paris, trois antifascistes parisiens passeront devant la justice, soupçonnées d’avoir participé en mai 2008 à des actions antifascistes contre un meeting du groupuscule néofasciste les Identitaires.

Les faits incriminés (des graffitis...) ne peuvent en rien expliquer l'acharnement policier et judiciaire dont ils sont victimes : perquisitions, gardes à vue prolongées, écoutes téléphoniques…

L'importance des moyens policiers déployés (mobilisation d'une dizaine de fonctionnaires pendant 4 mois, technologies de repérage des téléphones portables et d’Internet, relevés d'empreintes ADN…) montre que l’essentiel est ailleurs, comme dans la répression qui s’est abattue sur certains individus mobilisés aux côtés des sans- papiers : recueillir de l’information sur les milieux politisés, donc dangereux du point de vue policier, et intimider les individus engagés pour un changement social radical.

Cette vague de répression s’inscrit dans une politique globale, à l’œuvre dans tous les pays de l’Union européenne, aux Etats-Unis ou en Russie. Une politique de longue haleine à laquelle la droite comme la gauche françaises ont contribué ; une politique sécuritaire, où la moindre différence, sexuelle, culturelle, sociale ou politique, peut devenir a priori suspecte. Les lois sécuritaires qui donnent toujours plus de pouvoir aux forces de répression, l’assimilation absurde de toute lutte sociale à un terrorisme fantasmé qui sert de prétexte au renforcement d’un véritable terrorisme d’Etat, mais aussi les différentes mesures qui accroissent le pouvoir du patronat au détriment de travailleurs précarisés, toutes ces mesures ont le même but : insécuriser la population pour mieux sécuriser l’ordre social capitaliste et étatique. Ce procès nous rappelle que l’antifascisme est une lutte qui se mène sur deux fronts : contre les mouvements d’extrême droite et néofascistes, mais aussi contre l’Etat qui ne s’est jamais privé d’instrumentaliser le fascisme ou d’emprunter ses techniques pour assurer la stabilité de l’ordre social. Il nous rappelle que l’Etat de droit est, aujourd’hui comme toujours, subordonné à la raison d’Etat, que les promesses du libéralisme valent moins que les intérêts du capitalisme ou la stabilité de l’ordre social et étatique, que la police l’emporte encore et toujours sur la justice

Ni prison, ni répression n’arrêteront nos rébellions ! Autonomie pour toutes et tous !


Le mercredi 1er juillet à 9h, en soutien avec les antifascistes criminalisés,

Toutes et tous à la 2e chambre du tribunal correctionnel de Paris !

 

Scalp-Reflex Paris

 

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 16:15
Communiqué du SCALP-REFLEX Paris, de la CNT, Alternative Libertaire, Fédération Anarchiste, NPA, RLF-MLV, MQJS.



Ce 9 mai 2009, près de 500 antifascistes radicaux ont défilé à Paris en hommage à la Résistance. De la place Rol-Tanguy jusqu’à Montparnasse, en passant par le boulevard Arago, le cortège compact et dynamique s’est arrêté à plusieurs reprises pour écouter des interventions rappelant l’histoire de la Résistance et la collaboration des autorités françaises avec l’occupant nazi. Nous voulions également par cette manifestation occuper la rue là où l’extrême droite radicale française avait pris l’habitude de défiler ces dernières années en toute impunité. Et pour la première fois, les fachos, découragés par notre mobilisation et victimes du vide politique qui sévit dans leurs rangs, ont dû se contenter d’une messe dans une église catholique intégriste au lieu de leur traditionnel défilé du 9 mai.

Notre manifestation était la conclusion d’un week-end d’actions en résistance à l’extrême droite et aux politiques d’État de droite ou de « gauche » qui mettent en pratique nombre de leurs idées. Le 8 mai au soir, le concert organisé par United Underground, qui a rassemblé plus de 700 personnes, a permis de collecter des fonds importants en soutien aux détenus sans-papiers de Vincennes. Quant au débat du 9 mai, qui a précédé notre manifestation, il a été l’occasion, pour un large public rassemblant tous les âges, de rencontrer des figures du combat antifasciste (combattant FTP, résistant antifranquiste).

À l’heure où toute forme de résistance sociale est criminalisée, nous voulions rendre hommage à ceux qui ont lutté avant nous pour renverser ce système qui a été le terreau du fascisme : notre initiative a été couronnée de succès. Nous n’en resterons pas là !

 

9 mai 2009

 

 

NO PASARAN Présent!

(SCALP-REFLEX, SCALP Strasbourg, SCALP Mulhouse, SCALP Dijon, SCALP Nîmes, SCALP Lille...)


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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 10:29
Alors que le gouvernement et en premier lieu la ministre de l'intérieur cherche à stigmatiser les personnes qui décident de manifester masquées,  ceci afin de valoriser ainsi les organisations "responsables," celles qui jouent le jeu du « dialogue social » et ne cautionnent pas les agissements des "provocateurs," qui ne séquestrent pas les patrons, qui ne font pas éclater leur colère par la violence. Nous avons voulu, par cette action, rappeler que nous ne laisserons intimider par ce cirque sécuritaire.
Ni prison ni répression n'arrêterons nos rébellions!
La peur doit changer de camp!

Statue au RER Port Royal à Paris, 1er mai 2009.





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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 08:22

Aujourd’hui à Moscou, on attendait le verdict dans le procès fait à un antifa, Olesinov, jugé deux fois pour la même affaire, une première fois au tribunal administratif, et une deuxième fois, pour les mêmes faits, pour « hooliganisme ».

Arrêté pour une embrouille devant un club, ce militant de la scène antifasciste de Moscou est en prison depuis le 6 novembre 2008 ; ce qui lui est reproché, ça n’est pas tant la bagarre qui a suivi l’embrouille devant le club, mais son activité militante d’antifasciste radical, qui n’hésite pas à aller au contact des néo-nazis dans la rue. Bien plus que les faits qui ont permis aux flics de l’arrêter, c’est son activisme qu’on lui reproche et qui ont permis au procureur de construire cette affaire. Le verdict devait être rendu la semaine dernière, puis il a été finalement reporté dans un premier temps… au lundi 20 avril, jour-anniversaire de la naissance de Hitler et journée de prédilection pour les fachos en Russie. Le juge s’est rendu à l’évidence et a finalement reporté le verdict à aujourd’hui.

Pas de justice

Dans la station de métro, une vingtaine de flics anti-émeute, un casque et une matraque dans les mains, nous attendent : en haut des escalators, même chose. L’armement est léger, idem pour la protection, mais on sent qu’ici, les flics ne sont pas forcément là pour le maintien de l’ordre.
Devant le tribunal, nous retrouvons une trentaine d’antifas, et au fur et à mesure que le temps passe, la foule devient plus dense. Certains ont le visage masqué (deux civils, qui ne sont d’ailleurs pas des flics, nous apprend-on, filment sans discontinuer).
Après une demi-heure de tractations, en vain, seuls les journalistes accrédités et quelques représentants d’organisations de défense des droits de l’homme peuvent passer le barrage pour assister à cette audition pourtant publique. Les deux flics qui nous barrent le passage ironisent sur notre ignorance du Russe et concluent par un « Seulement pour les Russes » très compréhensible.
Bilan, seule une dizaine de personnes peuvent pénétrer dans le tribunal, et seulement 3 ou 4 dans la salle, emmenées par l’avocat d’Olesinov, celui qui, au pied levé, a accepté de remplacer Stanislav Markelov, assassiné en janvier dernier à Moscou.

Au bout du compte, nous apprenons que Olesinov a été condamné à un an de prison ; avec ce qu’il a déjà purgé en préventive, il lui reste deux mois à faire. « On s’attendait à bien pire ! » nous disent les copains soulagés. Certes, le procureur avait requis 5 ans… « Pourtant », conclut une copine, « s’il a été jugé coupable, pourquoi la peine est-elle si réduite, et s’il est innocent, alors pourquoi le condamner ? »
Une fois la première réaction de soulagement passée, tout le monde s’organise : pas question de laisser passer le verdict et le maintien en détention d’Olesinov sans rien faire. Un rendez-vous est donné, le soir, à une station de métro.

La police


Nous sommes à l’heure dite à la station de métro, et petit à petit, les antifas arrivent, par petits groupes, plus ou moins visibles. Au bout d’une demi-heure, nous sommes déjà plus d’une centaine. Puis arrivent les consignes, nous sautons dans un métro, descendons quelques stations plus loin, sommes rejoints par une autre centaine d’antifas, et sortons du métro. La plupart sont masqués, car les caméras sont là, et aux endroits stratégiques, certains restent pour orienter les petits groupes.
À peine sortis du métro, dans le froid et la nuit, les antifas déplient les banderoles, sortent les fumigènes… Les slogans fusent, le cortège se met en route : « No Pasaran ! Antifa ! Le fascisme ne passera pas ! Liberté pour Olesinov ! » Le cortège avance au pas de course, se fraye un passage sur la chaussée, stoppant les voitures qui roulent normalement à une allure folle : l’effet est saisissant, plein de force et de rage. Les premiers flics regardent la manif sauvage bouche bée, mais pas longtemps.




























En effet, au bout de quelques minutes, alors que le cortège fait demi-tour, les bagnoles de flics arrivent à grand renfort de crissements de pneus. Nous sommes dépassés par une voiture banalisée d’où sortent des civils, qui ne sont probablement pas de la police, d’après ce qu’on nous explique… Et ces mêmes types, l’allure athlétique, le cheveu ras et a priori sans armes, se mettent à chasser la queue de la manif, poussant le cortège à obliquer dans une rue moins fréquentée. Ils attrapent même l’un des antifas, que les autres viennent libérer, mais réitèrent plusieurs fois leurs attaques hyper rapides contre le cortège. Et puis, tout s’enchaîne très vite : pas question de maintien de l’ordre, de discussion, d’atermoiement, pas de gaz lacrymos, pas de sommation. Les voitures de flics arrivent les unes après les autres, et le cortège se fait charger. Un car de flics est arrivé à la rescousse. Les manifestants qui ne se sont pas faits attraper et tabasser à la première charge s’éclatent dans les rues adjacentes, s’enfuient dans les cours des immeubles…
Pendant ce temps-là, nous voyons arriver deux autres cars de flics, puis ensuite trois énormes camions d’OMON en camouflage urbain… À partir de ce moment-là, la chasse commence : en plus des 35 arrêtés et détenus depuis maintenant plus de deux heures au commissariat, il semblerait qu’au moins autant se soit fait attraper dans les cours d’immeubles et tabasser loin des regards. Les gens qui restent aux alentours doivent montrer leur passeport et expliquer leur présence dans le quartier aux OMON qui semblent prêts à embarquer tout ce qui bouge.
Il faut alors activer les avocats, s’enquérir des uns et des autres… À l’heure qu’il est, tout semble être encore très chaotique, et on ne sait même pas si tout le monde va bien : une chose semble sûre, c’est que les antifas, qui représentent une force d’opposition au gouvernement, se sont vus dénier ce soir très clairement, et avec la plus grande brutalité, tout droit d’expression et de manifestation à Moscou.

Tina, SCALP-REFLEX à Moscou

Aujourd’hui, deux jours après la manif, certains antifas sont encore dans les mains de la police : normalement, dans ce genre de situation, les flics ne peuvent retenir des interpellés que quelques heures, sans faire de prise d’empreintes ni de photos, mais bien souvent, ce cadre (pas bien fixé) n’est pas respecté. Quoi qu’il en soit, il est question deux jours après la manif de militants toujours détenus, et de certains qui vont passer en procès aujourd’hui.
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 10:19

Des milliers de personnes se mobilisent depuis plusieurs jours contre les sommets du G20 et de l'Otan. Lors de ces réunions se rassemblent ceux qui prétendent résoudre une crise qu'ils ont contribué à provoquer, afin d'imposer leur nouvel ordre néo-libéral et liberticide.

Alors que l'Otan a transformé Strasbourg en camp retranché, hier après-midi, une manifestation contre la réunion du G20 à Londres a réuni 4000 personnes dans le centre d'affaires. La police l'a violemment attaquée : les manifestants ont été provoqués et chargés, près d'une centaine d'entre eux arrêtés et certains poursuivis, et un manifestant d'une trentaine années a trouvé la mort alors qu'il était encerclé par la police...

Comme on pouvait s'y attendre, la stratégie de la tension se met en place, à Londres comme à Strasbourg : terroriser la population et criminaliser la protestation, tels sont les deux lignes adoptées par les puissants pour protéger leurs intérêts. Cette violence arbitraire et l'impunité dont jouissent de fait les forces de sécurité, avec la complicité des médias de masse, illustrent une fois de plus le caractère profondémment anti-démocratique du système capitaliste et étatique.


Pour mettre en échec cette stratégie, il faut se mobiliser et s'organiser massivement, non seulement dans les jours à venir, mais au-delà, dans la construction d'une alternative révolutionnaire.

Ni intimidation, ni répression n'arrêteront nos rébellions !

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 18:11


Depuis quatre jours les habitants et habitantes du Village anti-Otan de la Ganzau sont victimes du harcèlement policier qui se traduit par :
* Des contrôles d'identité des habitants et habitantes
* Le survol, de nuit et en stationnaire, d'hélicoptères équipés de projecteurs surpuissants
* Des intrusions de police en voitures banalisées à l'intérieur même du Village

* Des tentatives de fichage photographique des habitants et habitantes


Lundi après midi, une réunion entre les autorités et les anti-Otan a été l'occasion de rappeler fermement les engagements pris par les autorités préfectorales: éviter toute provocation policière !

Monsieur Hartmann, directeur adjoint de la Direction départementale de la Sécurité Public à affirmé qu'aucune directive particulière n'avait été donné pour harceler le Village. Il semble donc que l'Etat ne tienne pas ses troupes !


Espérons que les autorités changent d'attitude en permettant à la contestation de s'exprimer sans risque de dérapage des forces militaro-policières.
Alors même que les contacts avec les riverainEs du Village s'établissent dans la convivialité, que les drapeaux hostiles à l'Otan apparaissent aux fenêtres de ces derniers, l'acharnement militaro-policier contre le Village nous rappel une fois de plus que l'intimidation et la répression sont les seules réponses de l'Etat à la contestation sociales et politique.


Ni intimidation Ni répression n'arrêteront nos rebellions !


Coordination Anti-OTAN Strasbourg

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