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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:06
Publié le 31 mai 2010
par REFLExes

 

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Depuis quelques jours, l’annonce d’un « apéro géant » agite Facebook et les milieux politiques radicaux, nationalistes et identitaires d’un côté, antifascistes de l’autre. Il s’agit en effet d’un événement se présentant comme suit :

«  Apéro géant Saucisson et pinard à La Goutte d’Or !

Description : • Parce que La Goutte d’Or tire son nom du vin blanc qu’on y produisait ; • Parce que la rue Myrha et d’autres artères du quartier sont occupées, particulièrement le vendredi, par des adversaires résolus de nos vins de terroir et de nos produits charcutiers ; • Parce que la nécessité de la lutte contre l’alcoolisme, mise en évidence par Emile Zola, qui avait situé à La Goutte d’Or son célèbre roman L’Assomoir, ne doit pas conduire à une solution aussi extrémiste que la prohibition ;

Parisiens de souche, provinciaux de Paris, Parisiens exilés et amis de la capitale française dans tous les pays, rejoignez-nous ! »

Cette présentation étant assez absconse, elle n’a au début que moyennement attiré l’attention des uns et des autres jusqu’à ce que la pseudo agence de presse des Identitaires, Novopress, éclaire un peu mieux l’initiative par le biais d’une « interview » de l’initiatrice du projet par Bruno Larebière, mise en ligne le 27 mai dernier. On y apprend en effet qu’une « Sylvie François », habitant le XVIIIème arrondissement, aurait décidé, toute seule, comme une grande, de lancer cette idée d’apéro pour lutter contre la « prohibition islamique » qui régnerait à la Goutte d’Or et qu’elle serait ouverte à tous les soutiens, promettant que tout se passerait bien.

Fort bien. C’est évidemment peu dire que nous ne croyons pas un traître mot de cette fable. Depuis la montée en puissance des plateformes de partage vidéo et des réseaux sociaux, « faire le buzz », c’est-à-dire créer l’événement, est devenu l’un des moyens privilégiés de faire de la politique avec peu de moyens. À ce petit jeu, les Identitaires sont devenus champions, masquant ainsi par le biais de la Toile une faiblesse chronique dans le monde réel. Il nous semble donc évident que cette initiative d’apéro géant à la Goutte d’Or émane du Bloc Identitaire. Quelques éléments nous permettent d’avancer cette hypothèse :

- La thématique : même si les Identitaires sont loin d’avoir le monopole charcutier, la thématique cochonne est devenue l’un de leurs arguments récurrents. Rappelons à ce titre la soupe animée par Odile Bonnivard et l’association SDF depuis plus de 6 ans. Même si Mme Bonnivard et son mari sont fâchés avec les Identitaires depuis 2 ou 3 ans et que ceux-ci ne peuvent plus se prévaloir de cette expérience, il n’en demeure pas moins qu’ils y ont été associés durant les premières années.

- L’origine : qui est « Sylvie François » ? Une personne réelle, un ectoplasme ? Une jeune femme prenant l’initiative de lancer ce type de projet y aurait sans doute réfléchi à deux fois alors que la pression des autorités sur les « apéros géants » s’est considérablement accentuée depuis 15 jours et que ce projet a donc toutes les chances d’être interdit. À moins que ce ne soit réellement le but, nous y reviendrons ci-dessous. Mais il y a donc de toute façon peu de chances qu’un individu normalement constitué se lance seul dans une telle embrouille.

- Le site de médiatisation extérieur à Facebook : Novopress est tout sauf indépendant. Le site émane du Bloc Identitaire et est animé par Bruno Larebière qui est membre de la direction du Bloc Identitaire. Aucun autre site n’a relayé l’information et à l’évidence l’initiative n’émane pas des milieux de la Nouvelle Droite Populaire ou du Parti De la France [1]. La seule structure citée est Riposte Laïque mais cela ne fait que confirmer l’éventuelle implication du Bloc Identitaire puisque le compagnonage de la structure autrefois de gauche avec l’extrême droite est un fait de plus en plus avéré. Par ailleurs, « Sylvie François » sera l’invitée du Journal de l’Identité sur Radio Courtoisie vendredi prochain, journal qui est parfois animé par Larebière. Le monde est petit !

Quel peut être l’intérêt du Bloc Identitaire de ne pas apparaître à ce stade du projet alors que le groupe est friand de médiatisation ? À l’évidence, Fabrice Robert et ses camarades ont compris qu’une politisation trop précoce pourrait faire peur à un réseau social dont l’engagement n’est pas évident. Il est donc plus intéressant pour eux de voir quelle tournure va prendre l’événement. Or deux scenarii sont possibles :

- Soit la préfecture de police interdit l’apéro pour un éventuel risque de « trouble à l’ordre public » et dans ce cas le Bloc pourra hurler au scandale sans avoir engagé d’autres moyens qu’une campagne médiatique très légère, peu coûteuse et très rentable en terme d’image. C’est sans doute le scénario souhaité car le Bloc a-t-il les moyens d’assumer un risque de confrontation physique dans le XVIIIe arrondissement de Paris ? De notre point de vue, la réponse est non et la préfecture ferait donc un magnifique cadeau à l’extrême droite en interdisant la manifestation.

- Soit la préfecture n’interdit pas et dans ce cas l’apéro peut se tenir. Les organisateurs seront alors devant un choix cornélien. S’ils renoncent par crainte des conséquences d’un débordement, l’échec est cinglant et ils seront largement déconsidérés. Le Bloc n’étant pas apparu comme initiateur du projet, il n’en subira pas les retombées. S’ils ne renoncent pas, l’apéro doit se tenir et de son succès ou de son échec dépend le bilan final en terme de réussite politique. Le Bloc peut alors faire le choix de revendiquer ou pas l’initiative.

Il est donc finalement très difficile de pronostiquer ce qui va se passer et nous saurons le 4 juin de quoi il en retourne. Dans tous les cas, cette affaire prouve, s’il en était besoin, que l’extrême droite identitaire a très bien compris les tenants et les aboutissants des nouvelles formes d’utilisation d’Internet et en particulier des réseaux sociaux. Ce type de mobilisation devrait donc se multiplier même si rien ne prouve qu’une ebullition militante sur Facebook puisse se transformer en autre chose qu’un pshiiit dans le monde réel. A suivre avec attention donc...


[1] Même si on retrouve des militants de tel ou tel groupe dans les profils ayant rejoint le groupe, comme Thomas Joly (PDF) ou Baptiste Coquelle (GUD).

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 09:25

Cet article provient intégralement de : http://www.bastamag.net/article1064.html

 

En Bulgarie, la justice a condamné un jeune « d’origine étrangère » pour le meurtre d’un étudiant bien sous tout rapport. Fait divers médiatique : 20 ans de prison pour le jeune en question, l’Australien Jock Palfreeman. Mais derrière la version officielle, une autre vérité se profile, moins favorable à la justice bulgare. Où l’on apprend qu’il ne vaut mieux pas venir en aide à des Roms victimes d’une agression raciste au sein de l’Union européenne.

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L500xH290/arton1064-e2634.jpg

 

Jock Palfreeman est un jeune Australien de 23 ans installé depuis quelques mois en Bulgarie. Le soir du 28 décembre 2007, il est témoin de l’agression de deux Roms par une quinzaine de jeunes, au centre de Sofia, près de la station Serdika. Selon les observateurs, les jeunes hurlaient les slogans racistes des supporters du club de foot de la capitale (le « Levski »), tristement célèbres pour leurs actions violentes.

 

Sans trop réfléchir, Jock court s’interposer, un couteau à la main, entre les voyous et l’un des deux Roms qui gît au sol, inconscient. Les hooligans reculent de quelques dizaines de mètres, puis contre-attaquent avec des pierres et des blocs de bétons. Quand les policiers interviennent, Jock est à moitié inconscient. L’un des agresseurs, Anton Zahariev, 19 ans, est blessé tandis qu’un corps sans vie est étendu sur le bitume : celui d’Andreï Monov, étudiant de 20 ans. Les Roms ont entretemps disparu, peu désireux de passer des mains des hooligans à celles d’une police dont le racisme n’a rien à envier aux fans du « Levski ». La plupart des médias bulgares se déchaînent immédiatement contre cet « étranger », assassin d’un enfant du pays, et dont la famille est honorablement connue. Le 7 décembre 2009, Jock Palfreeman est condamné à 20 ans de prison. L’histoire aurait pu s’arrêter là…


Des témoins écartés


Le père de Jock, qui s’est personnellement déplacé d’Australie pour soutenir la défense de son fils, a mené sa propre enquête et pointé de nombreuses anomalies. Le contexte de la rixe – l’attaque d’un groupe contre deux Roms avant l’intervention du jeune Australien – a été totalement ignorée lors du procès. Plusieurs versions contradictoires de témoins n’ont pas été entendues. La plupart n’a d’ailleurs même pas été interrogés lors de l’instruction, notamment les amis de Jock qui se sont spontanément présentés et ont laissé leurs adresses…


Les témoins convoqués à l’audience étaient l’un des hooligans reconnaissant l’assaut sur Palfreeman, le portier d’un hôtel proche et les policiers arrivés sur place qui ont procédé aux premiers interrogatoires. Les versions ont radicalement changé entre l’instruction et le procès, donnant au final des témoignages confus, tronqués et inutilisables pour la défense, niant même la présence des Roms et à plus forte raison l’agression sur ces derniers. Le hooligan blessé lui-même est passé du statut de témoin à celui de plaignant, alors même qu’il faisait partie des agresseurs...

 

Une vidéo malencontreusement effacée

 

Autre malencontreuse coïncidence : une caméra de vidéo-surveillance a par chance enregistré l’intégralité de la scène, l’agression sur les Roms, puis la contre attaque sur Jock Palfreeman quelques dizaines de mètres plus loin. Mais quand un policier inconnu vient visionner la bande dès le lendemain, un court-circuit « accidentel » détruit l’enregistrement. « Aucune importance », estime le procureur, Parvoleta Nikova, qui considère que, de toute façon, « on n’aurait rien vu sur le film » ! Curieuse magistrate qui, outre le déni de l’attaque sur les Roms et le refus de faire paraître les témoins de la défense, écarte les conclusions du rapport psychiatrique qui démontre que l’Australien n’a rien d’un violent psychopathe et qu’il est plutôt guidé par les idées de justice sociale. Lors du procès, elle le décrit comme un dangereux hooligan. Prodigieux retournement des faits !

 

C’est cette vision que la plupart des médias reprennent largement, insistant sur le statut de victime du jeune Andreï Monov. Le climat nationaliste qui règne dans le pays n’aide certes pas à rendre une justice vraiment sereine. Lors du procès de Jock, le fait que la victime, Andreï Monov soit reconnue comme un adepte du slogan « la Bulgarie aux Bulgares » (ajoutez : sans les Roms ni les Juifs) n’a eu aucune influence sur la cour. Au contraire : Jock Palfreeman est perçu comme un « antifasciste excité » s’étant attaqué à dessein à des jeunes ne partageant pas son point de vue. Précisons que l’antifascisme est assez mal vu dans ce pays où la lutte antifasciste a longtemps été l’alibi du pouvoir et de l’idéologie totalitaire en place. Quant à défendre des Roms, une minorité ouvertement méprisée par la majorité de la population, cela ne plaide pas en faveur de l’accusé. De leurs côtés, les Roms se sont discrètement intéressés à l’affaire, comme en ont témoigné diverses interventions sur les forums Internet de la communauté.

 

« La Bulgarie aux Bulgares »

 

Jock Palfreeman victime expiatoire des dysfonctionnements du système judiciaire bulgare ? Il n’y a pas eu de dérapage de la justice. Tout a été fait pour qu’il n’y ait aucune justice possible. Car Andreï Monov était le fils du célèbre psychologue Hristo Monov, actuellement ministre adjoint de la Santé. Reconnu comme expert par les services de police, il reste un personnage influent dans les milieux politiques. La fameuse caméra au contenu effacé se trouvait d’ailleurs placée sur un bâtiment… du ministère de la Santé !

 

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L497xH336/2165019833_864ac9e6ff_o-082a4.jpg

 

En photo : Des supporters du club Levski.

 

Avant même le début du procès, le père de Jock a déclaré dans un reportage de la chaîne australienne ABC ne pas avoir grande confiance dans la justice bulgare. On le comprend : la Bulgarie, qui a intégré l’Union Européenne le 1er janvier 2007, est connue pour le très haut niveau de corruption de son système judiciaire, comparable, selon le Baromètre mondial de la corruption 2009 de l’organisation Transparency International, à celui de pays comme le Cambodge, la Géorgie et la Mongolie.

 

Placé en isolement pour avoir fait appel

 

Histoire d’aggraver les choses, Jock Palfreeman est placé depuis le 19 février dernier en isolement total. Cela signifie qu’il n’a plus aucun contact avec les autres prisonniers, ni accès à des livres, à la radio, la télévision, encore moins la possibilité de suivre des études. Il a seulement droit à 1 h 30 de sortie quotidienne, seul, dans la cour. Cette situation est la conséquence d’une loi entrée en vigueur en juin 2009, que l’on croirait presque spécialement dirigée contre lui : tout prisonnier étranger condamné à une peine de prison de plus de 15 ans doit rester en isolement jusqu’à la fin de ses recours. Or, Jock Palfreeman a fait appel de la décision de la Cour. Le processus peut encore prendre au moins deux ans. Quel meilleur moyen de dissuader le plaignant de faire valoir ses droits ? Il est pour l’instant le seul prisonnier en Bulgarie dans ce cas, ce qui va bien évidemment à l’encontre des termes et dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme.

 

http://www.bastamag.net/local/cache-vignettes/L300xH250/93324-fd0b5.jpg


C’est peut-être, pour les soutiens du jeune Australien, une chance à saisir. S’il est avéré que justice ne peut être rendue dans un cadre national, il est possible d’en appeler à la Cour européenne des Droits de l’Homme sans attendre la fin des recours au niveau national. Ce serait aussi l’occasion de rendre visible une affaire qui n’est sortie de Bulgarie que pour être médiatisée en Australie, pays qui n’a pas de grands moyens d’actions diplomatiques à plusieurs milliers de kilomètres de ses frontières.

 

L’Union européenne n’a pas bougé le petit doigt pour un cas qui ne concerne pas l’un de ses ressortissants. Le père de Jock a lui-même préféré jouer sur la discrétion pour ne pas enflammer, plus que nécessaire, les esprits prompts au chauvinisme. Une stratégie qui n’a manifestement plus lieu d’être. D’ores et déjà, la Conférence UNITED against racism qui s’est déroulée mi-mai à Budapest, rassemblant des ONG antiracistes, des groupes antifascistes et des associations de migrants, de Roms et de défense des Droits de l’Homme de 33 pays européens, a permis la popularisation du cas Palfreeman. Une première salve contre l’iniquité qui devrait en annoncer d’autres.

 

Éric Simon

 

En savoir plus

Le site de soutien à Jock Palfreeman (en Anglais)


Pour écrire :

Jock Palfreeman

Sofia Central Prison - 21 Gen. N. Stoletov Bul.

Sofia 1309 - Bulgaria

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 16:05

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Le dernier numéro de Franc-Tireur, bulletin d'information du SRA (Solidarité Résistance Antifasciste) est en ligne

http://solidarite.samizdat.net/spip.php?article262

Editorial : Des fascistes dans les facs, des antifascistes au tribunal

En une semaine, deux centres de l'université Paris 1 (Sorbonne et Panthéon), ont reçu à plusieurs reprises la visite d’un groupe d’une dizaine de personnes armées se réclamant du GUD et diffusant leur nauséabonde propagande(1).

Du gaz lacrymogène a été échangé à une occasion, des affrontements plus violents ont eu lieu plus récemment, occasionnant des blessés des deux côtés.

Plusieurs étudiants de Paris 1 ont été blessés (nez cassés et autres plaies et contusions) lors de cette échauffourée. Très vite, une quarantaine de personnes s’est rassemblée devant l’université. Les forces de police en ont alors très rapidement encerclé une partie pour procéder à un contrôle d’identité tandis que les portes du Panthéon se refermaient opportunément dans leur dos, pour "mieux assurer la sécurité des usagers".

Au final plusieurs militants antifascistes ont été placés en garde à vue pendant 72 heures au commissariat du 5ème arrondissement. Bénéficiant rapidement d'un fort soutien extérieur, ils ont toutefois été déférés devant le juge des libertés et de la détention à la fin de leur garde à vue.

Ils passeront en procès les 2 et 8 juin 2010 au Palais de justice de Paris. Le SRA appelle à une mobilisation les jours des procès et à soutenir les militants antifascistes inculpés avant et pendant les procès.

Les camarades parisiens ne sont pas les seuls à devoir se confronter aux fachos de tout poil puisque ne nombreux antifascistes, syndicalistes, militants ont été blessés ou victimes d'agressions à Lyon, Chauny, Agen, Besançon etc. Face à cette montée de l'extrême droite la résistance s'organise : plus de 500 personnes à la manifestation de Chauny le 27 mars dernier, plus de 3000 personnes à celle de Lyon le 10 avril pour affirmer leur refus de l'extrême droite.

Enfin le 9 mai 2010 s'organise une véritable riposte sociale antifasciste(2) afin de lutter contre la lepénisation des esprits et de renvoyer le fascisme dans les poubelles de l'histoire. Cette marche antifasciste unitaire qui s'inscrit dans une tradition internationaliste sera précédée la veille d'un débat sur le thème "Combattre l’extreme droite sur terrain social : Pourquoi ? Comment ?" au salon du livre libertaire.

(1) Voir les articles de Reflex(es) :
- Groupe Union Défense (GUD) http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article372
- Elections aux CROUS 2010 : La droite universitaire à la croisée des chemins http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article449

(2) http://9mai.samizdat.net

Dans ce numéro

- A Chauny comme ailleurs, le fascisme ne passera pas
- Lyon : riposte antifasciste aux attaques de l'extrême droite
- Pour un 9 mai antifasciste (http://9mai.samizdat.net)
- Campagne de solidarité avec les antifascistes russes (http://antifasrusses.samizdat.net)
- Besançon : criminalisation des antifascistes (http://scalpbesak.wordpress.com/)
- Agen : situation difficile pour les antifascistes

http://solidarite.samizdat.net/spip.php?article262

Tous les numéros de Franc-Tireur

http://solidarite.samizdat.net/spip.php?rubrique6

Télécharger le dernier Franc-Tireur au format PDF

http://solidarite.samizdat.net/IMG/pdf/FT24-avril2010.pdf

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 15:05

A l’entrée de la fac de Saint Denis (Paris VIII), un local abandonné a été récupéré par des étudiant-e-s et des individu-e-s le 6 avril dernier. Cette ancienne cafétéria, désertée depuis plusieurs années, a été transformée en espace autogéré, à destination de tous et de toutes. De nombreuses initiatives ont déjà été mises en place (atelier peinture, concerts, projections, cours libres, cantine autogéré…) et de nombreuses idées étaient en projet, parmi lesquelles l’ouverture d’un infokiosk et d’un magasin gratuit…

Malheureusement, cet espace d’échanges, de gratuité, de solidarités et de luttes détonne à l’heure où les facs ne sont plus que de simples espaces de circulation et de consommation de cours, et dans lequel tout projet doit être étroitement encadré par la direction. Le lieu fut donc cadenassé à la veille des vacances, et les portes extérieures soudées, mettant temporairement un terme à l’occupation.

La logique est claire : mieux vaut à Paris VIII un lieu abandonné, inutile, qu’un lieu fait par et pour tous.

A sa création, cette université, baptisée alors « université de Vincennes » , était pourtant censée être un lieu expérimental et alternatif. D’expérimental, il ne reste qu’une exposition sur « l’esprit de Vincennes » et l’histoire de l’université… Cette exposition, située en face du lieu récupéré, souligne un peu plus que pour la direction, les pratiques alternatives à Paris VIII ne sont plus admises qu’en photo.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 22:18

Article publié sur l'édition en ligne de Barricata

 

People---baby.jpg

Christophe Durieux est un patron qui se dit progressiste.

Il anime la société People and Baby: 80 crèches d'entreprises et de collectivités au compteur.

1000 salarié-e-s.

Pas de syndicats... sauf que depuis peu la CNT (anarcho-syndicaliste) s'est établie dans ce temple de la gestion sociale mâtinée de paternalisme et de libéralisme.

Le patron progressiste n'a pas aimé que ses salariées de la halte-garderie Giono (XIIIe arrondissement, Paris) se mettent en grève le 2 mars pour réclamer des augmentations de salaires et de meilleures conditions d'hygiène.

Le patron progressiste les a toutes mises à pied, puis en a licenciées trois pour "insubordination". Mais il a dû réintégrer la représentante de la section syndicale (RSS), une travailleuse protégée.

Depuis plusieurs semaines, les salariées en grève et les licenciées rappellent au patron le sens du mot "collectif".

Diffusions de tracts, occupations, manifestations et autres formes de protestation se multiplient.

Tout est là:
http://peopleandbaby-enlutte.over-blog.com/

Les salariées et les licenciées de People and Baby ont besoin de votre aide logistique, politique et financière.

C'est nous qui travaillons, c'est nous qui décidons!

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 14:35

Le Collectif Contre Culture est une structure bénévole et militante qui organise chaque mois un concert de soutien.

Ce mois-ci - demain - ce concert se fera dans le cadre de la campagne 2010 pour la libération des prisonniers d'action directe.

 

Au programme :

 

Projection d'extraits de "Retour sur mon parcours militant", dernier entretien avec Joëlle Aubron + projection d'un entretien réalisé dans le cadre de la campagne avec Miguel Benasayag sur le thème de "la légitimité de la lutte armée". Débat avec les collectifs de soutien et concerts avec :

MOPISH MOMENT
(Dub punk reggae hardcore/Bordeaux)

RENE BINAME
(anarcho punk disco song / Belgie)

AU CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS - METRO NATION
17H à 22H précises ! PAF : 5 zéros - PAS DE VERRES !!! Et merci de laisser TOUS vos zanimals à la maison...

 

Le Blog du collectif contre-culture

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 22:35

Salut à vous !

Mercredi 14 Avril à partir de 19h30, à la Rôtisserie 4, rue Sainte-Marthe, Paris Xe - M° Belleville, se fera un restaurant de soutien au scalp-reflex, le groupe antifasciste et libertaire parisien du réseau No Pasaran. Venez nombreux et nombreuses !

 

Bouffons du richeBouffons du riche

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 13:41
On vous invite a un APÉRO-SCALP lundi 22 février à partir de 19hà  la Rôtisserie 4, rue Sainte-Marthe, Paris Xe - M° Belleville, pour discuter, boire et manger autour de la sortie du nouveau No Pasaran.

Apéroscalp 22.02.10

LE JOURNAL NO PASARAN

Une information libre doit être portée par des personnes n’ayant aucune dépendance vis-à-vis des pouvoirs en place. Si  les sirènes du spectacle font œuvre de diversion, une partie croissante de la population cherche de plus en plus de sens à l’action politique en souhaitant être acteur et non plus spectateur. Parmi d’autres titres de la presse alternative, qui sont nos alliés et non pas nos concurrents, nous œuvrons pour une information qui traite des résistances et des alternatives menées à la base par les groupes et personnes qui souhaitent créer une nouvelle société qui lie la liberté et l’égalité, l’émancipation et la démocratie directe.

 Le Réseau No Pasaran est issu du mouvement antifasciste radical. Son analyse de la montée de l’extrême droite et des idéologies xénophobes, sécuritaires et autoritaires, et son expérience de lutte antifasciste l’ont amené à élargir son champ d’intervention.

 Le Réseau No Pasaran combat toutes les formes de domination : capitalisme, racisme, patriarcat, aliénation, apartheid social, répression… Il lie étroitement sa réflexion – sur le système dominant et sur l’élaboration d’alternatives – et ses revendications aux pratiques militantes rupturistes qu’il développe. S’il agit ici et maintenant, de manière radicale et contribue à élaborer des espaces de contre-pouvoir, il se place aussi dans une perspective révolutionnaire. Ni organisation partidaire, ni structure figée, le Réseau No Pasaran se compose de groupes et collectifs fédérés entre eux à travers l’hexagone. Il fonctionne sur un mode libertaire. Partie prenante de la lutte internationale contre le capitalisme et toutes les formes d’autorités, il développe échanges et actions avec des groupes de nombreux pays. Il s’inscrit dans un large mouvement d’émancipation politique, économique, social et culturel pour lequel résister c’est créer.



-- SCALP-Reflex, groupe parisien du Réseau No Pasaran! 21 ter rue Voltaire 75011 Paris --
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 07:25
Fly-concert-copie-1.jpg

CONCERT DE SOUTIEN AU SCALP-REFLEX DIMANCHE 14 FÉVRIER
AU CICP (21ter, rue Voltaire 75011 Paris - M° Rue des Boulets ou Nation)

Projection d'une sélection de vidéos présentant des actions du Scalp des années 2006 à 2010)
Discussion autour des pratiques antifascistes et anticapitalistes radicales
Concert avec Toxic Waste - Les Skalopes - Stygmate

Les liens qui unissent l’extrême droite au système capitaliste et à l’Etat ont toujours été très forts, quasi-indissociables même : d’un côté, l’extrême droite s’alimente des conséquences des logiques d’exclusion, de mise en concurrence et d’exploitation engendrées par le capitalisme, de l’autre, les gouvernements qui se succèdent s’appuient sur les idées prônées par l’extrême droite pour mener une politique sécuritaire, répressive et xénophobe, politique à même de diviser ou de réprimer ceux qui contestent ce système.
Partant de ce constat et depuis leurs origines, les SCALP – Section Carrément Anti-Le Pen – mènent une lutte radicale face aux idéologies qui soutiennent la domination et l’oppression (fascisme, capitalisme, conservatisme, racisme, sexisme …) et face à la politique des gouvernements qui s’en inspirent. Cette lutte globale s’associe à la tentative d’élaboration - ou au soutien pour - des alternatives émancipatrices, et s’inscrit dans une perspective de révolution sociale et libertaire.
Comme l’ensemble des SCALP, le SCALP-REFLEX parisien a un fonctionnement totalement autonome. Ce concert de soutien permet donc au groupe de Paris de financer une partie de ses activités.

Scalp-Reflex - 21ter, rue Voltaire 75011 Paris
scalpreflex@samzidat.net - http://scalp-reflex.over-blog.com/
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 22:35


  • Si tu veux avoir

     

    ton mot à dire sur ton lieu de vie, d’activité ou d’habitat, briser l’isolement des individus et réinvestir l’espace urbain plutôt que de le laisser aux promoteurs et aux institutions ;
  • Si tu penses qu’il faut entraver la spéculation immobilière, combattre la privatisation de nos vies et recréer du lien social dans nos quartiers ;
  • Si tu es prêt(e) à t’impliquer dans la construction d’un projet concret d’alternative et de lutte subversive inscrit dans la durée ;
  • Si tu penses que l’autogestion est une utopie vivante et réaliste qu’il appartient à chacun(e) d’entre nous de faire vivre au quotidien ;

Alors tu es fait(e) pour ZELDA et ZELDA est fait pour toi !

Rejoins-nous le samedi 14 novembre à partir de 19h30! Rôtisserie 4 Rue Sainte Marthe, métro Belleville ou Goncourt, Paris 11ème

Menu:

  • Talis de curry indien
  • Crumble pomme-coing

 

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